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Le mardi 16 septembre, la Maison de la presse d’Abidjan a résonné d’un message fort : la presse ivoirienne doit être le rempart de la démocratie et non l’instrument de sa fragilisation. C’est dans cette optique que le Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) et le Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP) ont lancé officiellement leur programme de formation dédié aux journalistes.
Sous le parrainage du ministre d’État, ministre de l’Agriculture Kouassi Kobenan Adjoumani, et en présence de plusieurs hautes autorités, la cérémonie a été marquée par des appels à l’éthique, au professionnalisme et à la durabilité des entreprises de presse. Le thème, « Couverture éthique des élections et gestion durable des entreprises de presse », donne le ton : il s’agit d’armer la presse pour qu’elle contribue à des élections apaisées et à une citoyenneté éclairée.
« La plume ne doit pas être une arme de guerre », a averti le ministre Adjoumani. « Elle doit construire, critiquer sans diviser, rassembler autour des valeurs universelles. » Le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, a salué ce partenariat qui prolonge l’action de l’État, tout en rappelant que liberté rime aussi avec responsabilité et que des sanctions attendent les contrevenants aux règles d’éthique.
Au nom du président de l’Assemblée nationale, le député Ben Méité a exhorté les professionnels à se souvenir de leur rôle historique : « Vous êtes les gardiens de la parole publique et les architectes de la mémoire collective. »
Le secrétaire général du FDFP, Dr N’dri Philippe, a rappelé que ce programme – financé à hauteur de 21 millions de F CFA pour 132 journalistes et éditeurs – s’inscrit dans la vision du président Alassane Ouattara, qui fait de la formation professionnelle un pilier de sa gouvernance. « Chaque article peut construire la cohésion ou la briser. Soyez des remparts contre la désinformation, la manipulation et les discours haineux », a-t-il exhorté.
Le président du GEPCI, Zohoré Lassane, a renchéri : « Soutenir les journalistes, c’est soutenir la démocratie. Former, renforcer, investir dans la presse, ce n’est pas un luxe, c’est un devoir. »
Cette initiative, déjà amorcée à Yamoussoukro le 12 septembre avec les correspondants de presse, se poursuit à Abidjan avec les journalistes politiques. Confiée au cabinet Africa Skills Leadership Academy (ALSA), elle revisite les fondamentaux du métier et alerte sur les risques liés à la couverture électorale dans un contexte tendu.
En un mot, ce partenariat est plus qu’un programme de formation : il est un engagement solennel pour que la presse ivoirienne demeure le gardien vigilant de la démocratie et de la vérité.
LJP
