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Mali : le gouvernement déploie un plan d’urgence pour briser la pénurie de carburant

ByÉquipe LeJourPile

Oct 16, 2025

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Face à des stations à sec et des transports paralysés, Bamako passe à l’action. Le Comité interministériel de gestion de crises et catastrophes a validé un plan d’urgence pour restaurer l’approvisionnement en carburant et stabiliser le marché des hydrocarbures.


Le Mali étouffe. Depuis plusieurs semaines, le carburant se fait rare. Les stations-service affichent portes closes ou files interminables. À Bamako, la fourniture d’électricité tombe à une moyenne de dix heures par jour. Les transports s’arrêtent, l’industrie ralentit, et le coût de la vie grimpe dans un pays déjà sous tension.

Le 14 octobre 2025, le gouvernement a décidé de réagir. Sous la présidence du Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, le Comité interministériel de gestion de crises et catastrophes (CIGCC) s’est réuni à Bamako. Objet : la crise énergétique. Résultat : un plan d’action national, urgent et stratégique, pour rétablir l’approvisionnement et sécuriser durablement le marché des hydrocarbures.

Ce plan s’articule sur plusieurs axes. À court terme, sécuriser les convois de camions-citernes et renforcer le suivi du transport vers les villes. À moyen terme, créer des stocks dynamiques et nouvelles capacités de stockage. À long terme, instaurer une distribution transparente et stable, avec un contrôle strict des pratiques spéculatives identifiées.

Des facilités douanières et fiscales accéléreront les importations. Sur le plan diplomatique, le gouvernement négocie avec les ports de Conakry et Dakar, points névralgiques du transit des hydrocarbures vers le Mali. Les stations-service pourraient voir leurs horaires étendus, tandis qu’un système de balisage assurera le suivi des citernes et limitera les circuits parallèles.

Le gouvernement mise sur ces mesures pour soulager progressivement la pénurie. Si elles sont correctement mises en œuvre, elles constitueront un pas décisif vers une meilleure sécurité énergétique et une gestion résiliente du secteur des hydrocarbures.

Pour les Maliens, ce plan est plus qu’une réponse technique : c’est un signal que l’État entend reprendre le contrôle, garantir l’accès aux ressources vitales et protéger l’économie nationale. Le défi reste immense, mais la volonté politique est claire : la crise du carburant doit cesser, et le Mali doit retrouver sa mobilité et sa stabilité.

LJP

Équipe LeJourPile