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Côte d’Ivoire: des députés dénoncent la répression de la marche du 11 octobre et appellent à un sursaut démocratique

ByÉquipe LeJourPile

Oct 18, 2025

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Les députés des trois principaux groupes parlementaires de l’opposition ivoirienne: PDCI-RDA, PPA-CI et FPI, ont publié jeudi 16 octobre à Abidjan une déclaration conjointe pour dénoncer la répression de la marche du 11 octobre organisée par le Front commun de l’opposition. Ils accusent le gouvernement d’Alassane Ouattara de violer les libertés fondamentales et de mener le pays « sur la voie d’une dictature ».

Selon le communiqué signé par Simon Doho (PDCI), Hubert Oulaye (PPA-CI) et Pascal Affi N’Guessan (FPI), la manifestation, destinée à réclamer une élection « inclusive, transparente et apaisée », a été étouffée dans la violence. Les députés évoquent « près de 700 arrestations », « de nombreux blessés » et « deux morts », dont un bébé de deux ans asphyxié à Abié (Adzopé) et un manifestant tué par balle à Bonoua.

L’opposition rappelle que cette marche, organisée « conformément à l’article 20 de la Constitution », ne nécessitait qu’une information préalable aux autorités, et non une autorisation. Les parlementaires dénoncent une application « sélective » du droit, soulignant que des rassemblements du RHDP à Gagnoa et Korhogo n’ont pas été inquiétés.

La déclaration mentionne également des atteintes graves aux libertés individuelles, telles que l’attaque du domicile de Noël Akossi Bendjo, la séquestration de Pascal Affi N’Guessan et le blocus du cabinet de l’ancien président Laurent Gbagbo le 15 octobre.

Face à ce qu’ils qualifient de « dérives dictatoriales », les députés réaffirment leur attachement à la limitation des mandats présidentiels, au respect des libertés fondamentales et au caractère républicain des forces de sécurité. Ils exigent la libération immédiate des personnes arrêtées, l’ouverture d’une enquête indépendante sur les morts et l’arrêt d’un « processus électoral mortifère et conflictuel ».

Les signataires tiennent le gouvernement « responsable de toutes les violations des droits humains » et appellent leaders religieux et coutumiers à prévenir une escalade de la violence. Ils invitent également la communauté internationale à s’impliquer pour garantir une élection « libre et crédible ».

« La Côte d’Ivoire se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins : soit elle s’enfonce dans la dictature, soit elle retrouve la voie de la liberté, de la justice et de la démocratie », concluent-ils, lançant un appel à un sursaut collectif et au courage patriotique.

LJP

Équipe LeJourPile