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À Washington, lors des Assemblées annuelles 2025 du FMI et de la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire a clairement rappelé qu’elle n’est plus un simple spectateur de l’économie mondiale, mais un acteur déterminé à tracer sa propre trajectoire. La délégation conduite par Nialé Kaba, ministre de l’Économie, du Plan et du Développement, a mis en avant la compétitivité, la résilience et l’innovation comme moteurs de la croissance nationale et régionale.
Dans ses échanges avec Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du FMI, la ministre a présenté un plan ambitieux : maintien de la stabilité macroéconomique, maîtrise de l’inflation et accélération du Plan national de développement 2026-2030. « La Côte d’Ivoire ne se contente pas de croître, elle se transforme », a souligné la ministre, plaidant pour une économie plus inclusive et compétitive, capable de générer emplois et opportunités pour tous.
Le FMI a reconnu ces efforts et salué la solidité des fondamentaux économiques du pays, réaffirmant sa disponibilité à soutenir Abidjan via des instruments financiers adaptés à ses priorités. Au-delà des chiffres, c’est un message politique fort : la Côte d’Ivoire inspire confiance et démontre que la discipline économique et les réformes structurelles portent leurs fruits.
Parallèlement, les échanges avec Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, ont permis de réaffirmer l’engagement commun pour des projets concrets au service du développement. La délégation ivoirienne, comprenant également le ministre des Finances Adama Coulibaly, a par ailleurs renforcé sa coordination avec Watabouna Ouattara, administrateur de la Côte d’Ivoire au FMI, et S.E. Ibrahim Touré, ambassadeur aux États-Unis.
Cette participation active illustre la volonté d’Abidjan de défendre ses intérêts et d’affirmer son leadership africain. Dans un monde en pleine recomposition économique, la Côte d’Ivoire se positionne comme un modèle de croissance durable et d’intégration régionale, convaincue que la compétitivité et l’innovation sont les leviers d’un avenir partagé.
Les assemblées de Washington ne sont donc pas seulement un rendez-vous technique : elles symbolisent l’ambition d’un pays qui choisit de prendre sa place et d’imprimer sa marque sur le développement africain et mondial.
LJP
