• dim. Oct 25th, 2026

Égypte : Al-Sissi reçoit la délégation de la FIFA dans le cadre de la tournée du trophée du Mondial 2026

ByÉquipe LeJourPile

Jan 5, 2026

👁 10,349 vues

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a reçu, dimanche 4 janvier, une délégation de la Fédération internationale de football (FIFA) en visite officielle en Égypte, dans le cadre de la tournée promotionnelle de la Coupe du monde 2026.

Selon un communiqué de la présidence égyptienne, cette visite marque la deuxième étape d’un périple mondial inédit qui conduira le trophée original de la Coupe du monde à travers 30 pays et 75 escales. Cette tournée s’inscrit dans les célébrations du 20ᵉ anniversaire de la “Tournée du trophée”, organisée dans le cadre d’un partenariat entre la FIFA et la société Coca-Cola, plateforme internationale de promotion du Mondial 2026.

La prochaine Coupe du monde se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 et sera organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, une première dans l’histoire de la compétition. Elle marquera également une nouvelle ère du football mondial, avec la participation élargie à 48 équipes, contre 32 auparavant.

Au cours de l’audience, le président Al-Sissi a souligné que le choix de l’Égypte comme étape majeure de cette tournée reflète la place du pays sur la scène des grands événements sportifs internationaux. Il a estimé que cette initiative constitue une opportunité stratégique pour promouvoir le tourisme sportif, renforcer la culture du sport auprès de la jeunesse, et soutenir la vision de l’État visant à élargir la pratique sportive et l’interaction du public avec les compétitions mondiales.

La délégation de la FIFA a, pour sa part, salué les infrastructures sportives modernes de l’Égypte ainsi que son expertise reconnue dans l’organisation d’événements sportifs régionaux et internationaux.

Le chef de l’État égyptien a également exprimé son souhait de voir la Coupe du monde 2026 connaître un succès retentissant, soulignant l’importance historique de cette édition, la plus vaste jamais organisée en termes de participation.

La délégation de la FIFA comprenait notamment Fabio Cannavaro, champion du monde 2006 et Ballon d’Or la même année, Javier Ignacio Sipi Berdevsky, directeur au siège de la FIFA à Zurich, Sebastian Verry, directeur de la tournée de la Coupe du monde, ainsi que des représentants de Coca-Cola. Étaient également présents Achraf Sobhi, ministre égyptien de la Jeunesse et des Sports, et Hani Abou Rida, président de la Fédération égyptienne de football.

Ljp

You missed

Côte d’Ivoire : 108 000 porcs abattus, deux ans après les éleveurs attendent toujours 15 milliards FCFA Les producteurs touchés par la peste porcine africaine réclament le paiement de leurs indemnités, deux ans après les abattages sanitaires. À Yopougon, le 24 octobre 2026, l’UNASCEPORCI a demandé au gouvernement de débloquer les fonds et d’accompagner la reprise des exploitations. Deux ans après la crise sanitaire qui a frappé les élevages porcins, les indemnisations restent, selon les producteurs concernés, toujours attendues. L’Union nationale des sociétés coopératives des éleveurs de porcs de Côte d’Ivoire (UNASCEPORCI) a lancé un nouvel appel au gouvernement lors d’une conférence de presse organisée le samedi 24 octobre 2026 à Yopougon. D’après les chiffres communiqués par l’organisation, 108 000 porcs ont été abattus dans le cadre des mesures sanitaires liées à la peste porcine africaine. La crise aurait fragilisé 1 500 familles et occasionné huit décès parmi les éleveurs. Le montant global des pertes est évalué à 15 milliards de FCFA. Le constat dénoncé par l’Union est sans équivoque : aucun des producteurs concernés n’aurait encore reçu d’indemnisation. Les éleveurs réclament un calendrier de paiement Pour justifier leur demande, les responsables de l’UNASCEPORCI invoquent le décret n° 2022-352 du 1er juin 2022, qui encadre l’indemnisation des propriétaires d’animaux abattus pour des raisons sanitaires. Le président de l’organisation, Nawoya Germain, rappelle que les compensations doivent, selon son interprétation du dispositif, être calculées sur la valeur marchande des animaux et versées dans un délai maximal de huit mois. « L’éleveur sacrifie et l’État indemnise », a-t-il déclaré, déplorant l’absence de paiement depuis les abattages. L’Union juge par ailleurs insuffisante la proposition de 4 milliards de FCFA attribuée à l’État, au regard des pertes qu’elle estime à 15 milliards. Elle demande un premier versement dans les 30 jours, suivi du paiement du solde dans les 60 jours suivants. Autre exigence : accorder la priorité aux droits des éleveurs décédés et mettre en place un fonds destiné à prendre en charge les conséquences financières des futurs abattages sanitaires. Banques, reproducteurs et chambres froides : les autres urgences Au-delà des indemnisations, les producteurs veulent retrouver les moyens de faire fonctionner leurs exploitations. L’UNASCEPORCI préconise notamment le report des échéances bancaires, la facilitation de l’acquisition de reproducteurs grâce à des projets de soutien et la réduction des taxes à l’importation. L’organisation insiste également sur le besoin d’infrastructures de conservation. Elle propose la mise à disposition de conteneurs et de chambres froides pour améliorer les capacités de stockage des productions. Ces mesures sont présentées comme nécessaires pour aider les exploitants à surmonter les difficultés financières, alors que certaines fermes auraient interrompu leurs activités. Un enjeu pour la production nationale Pour Nawoya Germain, la relance des élevages porcins dépasse le seul sort des producteurs indemnisés. Elle concerne aussi la capacité du pays à développer sa production locale. Le président de l’UNASCEPORCI affirme que 90 % de la viande consommée en Côte d’Ivoire est importée, contre 10 % produite localement. Cette proportion, avancée par l’organisation, illustre selon lui la nécessité de soutenir les exploitations nationales. Le paiement des indemnités constitue donc la principale revendication immédiate des éleveurs. Mais leur appel porte également sur les conditions d’une reprise durable : accès au financement, renouvellement des cheptels et renforcement des équipements de stockage. Deux ans après les abattages, les producteurs attendent désormais des mesures concrètes pour compenser les pertes subies et reconstruire une activité fortement éprouvée par la crise sanitaire.