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Le Ghana a officiellement institué le « Fugu Day », célébré chaque mercredi à partir du 11 février, en consacrant le port du fugu, également appelé batakari, comme tenue nationale. Une décision qui intervient dans un contexte de fierté culturelle ravivée après des moqueries apparues sur les réseaux sociaux à l’issue d’une visite d’État en Zambie.
La polémique est née lorsque le président ghanéen John Mahama, vêtu de ce traditionnel habit en coton tissé à la main, a été la cible de commentaires railleurs en ligne, certains internautes zambiens assimilant le fugu à un « chemisier féminin ». Une réaction qui a suscité une vive défense de la part des Ghanéens, rappelant que cette tenue incarne la royauté, la dignité et l’héritage culturel du nord du pays.
Dans un geste d’apaisement, le président zambien Hakainde Hichilema a annoncé son intention d’acquérir et de porter publiquement le fugu, tandis que John Mahama s’est engagé à envoyer « des lots de fugu » en Zambie, transformant l’incident en opportunité diplomatique.
Les autorités ghanéennes ont choisi d’aller plus loin en institutionnalisant le port du fugu chaque mercredi pour une durée indéterminée. La ministre du Tourisme, Abla Dzifa Gomashie, a indiqué que cette initiative vise à promouvoir le fugu sur la scène internationale comme symbole de fierté nationale et d’identité culturelle.
Selon elle, cette démarche entend également soutenir l’économie créative en valorisant le travail des tisserands et artisans locaux. Le gouvernement espère que cette mobilisation collective renforcera l’unité nationale tout en stimulant la chaîne de production textile.
Porté par Kwame Nkrumah lors de la proclamation de l’indépendance en 1957, le fugu demeure un marqueur fort de l’histoire et de l’identité ghanéennes. Déjà, de nombreux citoyens ont répondu à l’appel, certains suggérant même l’instauration d’un « Fugu Friday » pour prolonger l’élan.
Ljp
