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A Abidjan, le jeudi 19 février 2026, s’est ouverte au Novotel Hôtel -Marcory, la 2e édition des journées de l’audit social de Côte d’Ivoire. Le rendez-vous qui intervient dans un contexte marqué par la complexification des relations de travail et l’augmentation des risques sociaux en entreprise. Cet événement qui entend répondre aux défis liés à la gestion du capital humain, a pour objectif, de renforcer les compétences locales, structurer la pratique de l’audit social et accompagner les entreprises face à la montée des risques sociaux. Il est une initiative du cabinet ‘’Le RH Consulting’’, la structure organisatrice de la manifestation.

La première journée de cette rencontre de deux jours a réuni de nombreux chercheurs et praticiens venus partager leur expertise. Il y avait également plusieurs participants issus du monde académique et professionnel. Parmi les intervenants, le professeur, Jean-Marie Peretti : il a développé la thématique portant sur le télétravail. Le professeur a révélé de nouvelles dynamiques managériales, indiquant que certains cadres se montrent, plus performants à distance qu’en présentiel, et inversement.
Selon lui, se former pour acquérir d’excellents outils, les bonnes approches, les bons réflexes lorsqu’on est à distance est essentiel. « Avec le télétravail, il faut être très clair. Notamment, sur la capacité à définir des objectifs mesurables et à suivre de près la production des résultats. Il y a donc à revoir le système d’appréciation, le système d’évaluation, de récompense et de rétribution à mettre en place, et prendre en compte les particularités de ce qu’est le télétravail », a fait savoir Jean-Marie Peretti .

« Il faut se remettre d’accord sur les moments où le présentiel est essentiel », a recommandé Alexandre Guillard, directeur associé de la Chaire ESSEC du changement et membre de l’Institut de l’audit social en charge de la recherche et développement. Intervenant sur la fracture numérique, il a mis en lumière les inégalités d’accès aux outils numériques et le déficit de compétences digitales, aussi bien en France qu’en Côte d’Ivoire.
Alexandre Guillard a alerté sur le paradoxe du digital, marqué par une hyperconnexion croissante mais aussi par un sentiment accru d’isolement. A l’en croire, cette situation peut engendrer des risques psychosociaux, des difficultés de recrutement et une perte de cohésion au sein des organisations.

« La performance financière ne saurait suffire sans une gestion cohérente et conforme des ressources humaines. Ces journées visent à valoriser le métier et à promouvoir l’audit social comme un outil stratégique de gouvernance. », a expliqué le directeur général du cabinet Le RH Consulting, Le Guillaume KAHI, promoteur des Journées nationales de l’Audit social de Côte d’Ivoire.
Quatre principaux thèmes ont structuré les travaux : le télétravail, le rôle stratégique de la fonction RH, l’apport de l’intelligence artificielle dans l’audit social et la conformité sociale dans les pratiques RH. Les participants ont, à l’unanimité, souligné la nécessité pour les pouvoirs publics et les entreprises d’intégrer pleinement l’audit social et les enjeux numériques dans leurs stratégies, afin de renforcer la performance, la cohésion et la compétitivité des organisations.
L’autre point majeur de cette deuxième édition sera marqué par un parcours de formation certifiant, prévu du 23 au 27 février 2026. Il s’agira de former et certifier une nouvelle génération d’auditeurs sociaux, capables d’accompagner les entreprises dans la maîtrise des risques RH et la consolidation du dialogue social.
Loba Perez
