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Les opérations de délivrance des extraits de naissance biométriques ont été officiellement lancées dans la commune de Sanoyah, à l’est de la Guinée. Cette initiative s’inscrit dans le programme national de modernisation de l’état civil et de digitalisation des services publics, visant à sécuriser les données et à améliorer l’accès aux documents administratifs.
La cérémonie de lancement s’est tenue à la Maison des jeunes de Sanoyah, marquant le démarrage d’une première phase de distribution de 2 000 extraits biométriques. Ces documents sécurisés ont pour objectif de réduire les fraudes, limiter les doublons et renforcer la fiabilité du système d’identification nationale.
Les autorités rappellent que pour obtenir un extrait biométrique, les demandeurs doivent présenter l’un des justificatifs suivants :
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un ancien extrait de naissance ;
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un jugement supplétif transcrit à l’état civil ;
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un document délivré dans le cadre du Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC).
Seuls les documents émis par des structures habilitées sont acceptés afin de garantir la conformité des données.
La délivrance du document est gratuite pour les citoyens âgés de 15 à 30 ans. Pour les enfants de 0 à 15 ans, les parents doivent s’acquitter de 60 000 francs guinéens, correspondant aux frais administratifs versés aux services publics.
Selon les responsables locaux, cette réforme poursuit plusieurs objectifs :
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réduire les délais de traitement des demandes ;
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sécuriser les informations d’état civil ;
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simplifier les démarches administratives ;
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lutter contre la fraude documentaire.
Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’administration guinéenne, avec la digitalisation des services publics pour renforcer la transparence et l’efficacité de la gouvernance.
Les autorités précisent que la première délivrance de l’extrait biométrique demeure gratuite sur l’ensemble du territoire. Cette mesure vise à encourager l’enrôlement et à garantir l’accès aux documents officiels pour tous les citoyens.
En cas de perte du document, une déclaration auprès des services de police est obligatoire. La seconde demande est considérée comme volontaire et fait l’objet d’un paiement de 60 000 francs guinéens.
Cette initiative marque une étape importante dans la modernisation de l’état civil en Guinée. En sécurisant les données et en digitalisant les procédures, le gouvernement entend renforcer la fiabilité des documents administratifs et améliorer les services publics au bénéfice des citoyens.
Ljp
