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Abidjan : des magistrates éclairent les femmes sur le mariage, le divorce et l’héritage à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes

ByÉquipe LeJourPile

Mar 9, 2026

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Une conférence inédite au Temple Marcory Espérance

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Temple Marcory Espérance a accueilli, le samedi 7 mars 2026, une conférence exceptionnelle destinée à sensibiliser les femmes sur leurs droits dans le mariage, le divorce et la succession. Organisée par l’association chrétienne Action des ouvrières de Christ (AOC), cette rencontre marque la première célébration officielle de cette journée au sein des églises évangéliques des Assemblées de Dieu de Côte d’Ivoire.

Plusieurs centaines de participantes ont assisté à cet événement unique, où magistrates et fidèles ont partagé un moment d’échanges mêlant enseignement juridique et principes de foi.

Mariame Djellé et Geneviève Yoro : des magistrates au service de la sensibilisation

La magistrate hors hiérarchie Mariame Djellé et la magistrate Geneviève Yoro ont pris la parole pour expliquer les droits légaux des femmes dans le cadre du mariage et du divorce, tout en conciliant ces notions avec les préceptes chrétiens.

Concernant le divorce, Mariame Djellé a rappelé que la séparation légale n’est effective qu’après l’aval du juge, même en cas d’accord entre les époux. Elle a ajouté qu’une femme divorcée peut, sous certaines conditions, conserver le nom de son ex-mari et doit respecter un délai de 300 jours avant un éventuel remariage afin d’éviter tout conflit de paternité.

Le droit successoral au cœur de la conférence

Le moment fort de la conférence a porté sur la protection juridique des veuves et le partage de l’héritage, un sujet souvent source de tensions familiales. Mariame Djellé a insisté sur le fait que la loi protège la veuve contre les pratiques coutumières abusives.

Concernant la répartition des biens : la veuve légalement mariée reçoit 1/4 de l’héritage, tandis que les héritiers se partagent les 3/4 restants. Dans le cadre d’un régime de communauté de biens, la veuve récupère d’abord 50 % des biens communs, puis 1/4 de la part du défunt, le reste revenant aux héritiers.

Autre avancée notable : la succession se fait désormais sans distinction de sexe, garantissant une égalité totale entre les enfants héritiers.

Encourager les femmes à défendre leurs droits

Les magistrates ont encouragé les femmes à faire valoir leurs droits en justice, notamment dans le cadre de la gestion d’entreprises familiales ou en cas de conflits successoraux.

Pour conclure, Mariame Djellé a rappelé que l’exercice du droit doit être guidé par la sagesse et les principes spirituels, afin de maintenir l’harmonie sociale et familiale.

Cette initiative du Action des ouvrières de Christ au Temple Marcory Espérance

Ljp