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Crash d’un Boeing KC-135 Stratotanker en Irak : les six membres d’équipage américains tués

ByÉquipe LeJourPile

Mar 14, 2026

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Les six membres d’équipage d’un avion ravitailleur de l’armée américaine ont péri dans le crash de leur appareil survenu le  jeudi 12 mars 2026, dans l’ouest de l’Irak, a annoncé vendredi le commandement militaire américain pour la région.

Un bilan revu à la hausse

Selon l’armée américaine, l’accident s’est produit aux environs de 18 heures GMT le 12 mars, lorsqu’un avion ravitailleur Boeing KC-135 Stratotanker s’est écrasé dans l’ouest du pays.

Un premier bilan faisait état de quatre morts, mais il a été révisé quelques heures plus tard à six victimes, correspondant à l’ensemble de l’équipage présent à bord.

Dans un message publié sur le réseau social X, le commandement militaire américain a précisé que la perte de l’appareil n’était pas liée à des tirs ennemis ni à des tirs amis. Une enquête a toutefois été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes du crash.

Deux appareils impliqués dans l’incident

Dans un premier communiqué, l’armée américaine avait indiqué que deux avions ravitailleurs KC-135 participaient à la mission.

L’un des appareils s’est écrasé dans l’ouest de l’Irak, tandis que le second a réussi à atterrir en toute sécurité.

Des versions contradictoires

De son côté, l’armée de la Iran a affirmé, dans un communiqué relayé par la télévision d’État, que l’avion aurait été touché par un missile tiré par des groupes armés pro-iraniens opérant dans l’ouest de l’Irak, version qui n’a pas été confirmée par les autorités américaines.

Contexte de fortes tensions régionales

Cet incident intervient dans un climat de tensions accrues entre États-Unis et Iran. Selon plusieurs sources, il s’agirait du quatrième appareil militaire perdu par Washington depuis le début des hostilités le 28 février, après la perte de trois avions de combat F-15 Eagle abattus accidentellement par des tirs amis en Koweït.

Escalade militaire dans la région

Parallèlement, des médias signalent que l’ambassade américaine à Bagdad aurait de nouveau été ciblée par une attaque de drone samedi à l’aube, après des frappes menées dans la capitale irakienne contre un groupe armé pro-iranien qui auraient fait deux morts.

Dans le même temps, l’armée américaine a frappé l’île de Kharg Island, principal terminal d’exportation de pétrole brut de l’Iran. Le président américain Donald Trump a affirmé que plusieurs cibles militaires y avaient été « complètement détruites ».

Selon l’agence de presse iranienne Fars News Agency, une quinzaine d’explosions ont été entendues sur l’île, sans dégâts signalés sur les infrastructures pétrolières.

Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions

Les États-Unis ont averti qu’ils pourraient viser des installations pétrolières si la navigation venait à être entravée dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.

En réaction, les autorités iraniennes ont menacé de s’attaquer aux infrastructures pétrolières liées aux intérêts américains au Moyen-Orient, alimentant les inquiétudes d’une escalade militaire dans la région.

Ljp