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Côte d’Ivoire: 14 ans après le décès de Bernard Zadi Zaourou, l’icône du Didiga continue d’inspirer la nation

ByÉquipe LeJourPile

Mar 21, 2026

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Le 20 mars 2012 – 20 mars 2026 : 14 ans déjà que la Côte d’Ivoire a perdu l’un de ses plus illustres intellectuels, le Professeur Bernard Zadi Zaourou. Cette date, doublement symbolique puisqu’elle coïncide avec la Journée internationale de la Francophonie, semble un dernier clin d’œil d’un homme profondément attaché à la langue et à la culture.

Quatorze années après avoir « rangé sa plume », le maître du Didiga continue de hanter les scènes culturelles et académiques ivoiriennes. Inventeur de cet « art de l’impensable », Zadi Zaourou a construit une esthétique originale, enracinée dans les traditions africaines tout en dialoguant avec l’universel.

Sa disparition avait plongé le monde intellectuel dans une profonde consternation. Si sa santé inquiétait déjà, nul n’aurait imaginé qu’il s’éteindrait un 20 mars, laissant derrière lui un vide immense. Depuis, chaque anniversaire de sa mort est marqué par des hommages, des messes d’action de grâce et des manifestations culturelles réunissant famille, amis et admirateurs.

Considéré de son vivant comme un « trésor vivant », le Professeur Zadi Zaourou reste une figure majeure du patrimoine culturel ivoirien. Écrivain, poète, dramaturge, essayiste et homme politique, il a marqué plusieurs générations par la richesse de son œuvre et la profondeur de sa pensée.

Né en 1938 à Soubré, docteur d’État ès Lettres de l’Université de Strasbourg et maître de conférences à l’Université d’Abidjan, il a fondé la compagnie théâtrale Didiga en 1980, formant une nouvelle génération d’artistes et d’intellectuels qui perpétuent aujourd’hui son héritage.

Des années après sa disparition, son œuvre continue d’être célébrée à travers expositions, représentations théâtrales et recherches académiques. Le souvenir de l’homme au « dodo », son arc musical fétiche, reste vivant, tout comme son engagement pour la promotion et la valorisation des cultures africaines.

Quatorze ans après, Zadi Zaourou n’appartient pas au passé. Il demeure une référence, une source d’inspiration et un repère pour tous ceux qui croient en la puissance de la culture comme levier d’identité et de développement.

Loba P.