👁 7,484 vues
À la tribune de l’Organisation des Nations Unies, le président ghanéen John Dramani Mahama a livré un plaidoyer appuyé en faveur de la reconnaissance des crimes liés à l’esclavage et de l’engagement concret de la communauté internationale dans une démarche de justice réparatrice.
Dans une allocution à forte charge symbolique, il a insisté sur la nécessité de nommer clairement les faits historiques pour mieux en saisir la portée. Pour lui, l’esclavage ne saurait être réduit à un simple épisode du passé, mais doit être compris comme un système organisé de déshumanisation, fondé sur une hiérarchisation raciale qui a profondément marqué l’histoire mondiale.
John Dramani Mahama a rappelé le 25 mars 2026, les réalités de la traite transatlantique, évoquant les violences infligées aux populations africaines, les conditions extrêmes des traversées maritimes et l’exploitation dans les plantations. Il a également souligné le rôle des cadres juridiques et économiques qui ont permis la pérennisation de ce système pendant plusieurs siècles.
Pour le dirigeant ghanéen, la reconnaissance officielle de ces crimes constitue une étape incontournable vers une réparation morale et politique. Il a ainsi évoqué une résolution en discussion visant à qualifier la traite des Africains et l’esclavage racialisé parmi les crimes les plus graves contre l’humanité.
Portant la voix du Ghana et, au-delà, celle de l’Afrique, des Caraïbes et de la diaspora, il a appelé à préserver une mémoire fidèle de ces événements, dénonçant les récits qui en atténuent la gravité ou en déforment la réalité. Il a également alerté sur les tentatives contemporaines de réécriture de l’histoire, notamment dans certains contenus éducatifs, invitant à une vigilance accrue face à ces dérives.
En conclusion, John Dramani Mahama a exhorté les États membres de l’ONU à soutenir la résolution en cours, affirmant que seule une reconnaissance claire des injustices passées permettra de bâtir un avenir fondé sur la justice, la vérité et la dignité humaine.
Ljp
