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La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a affirmé, mercredi 29 avril 2026, que la culture s’impose désormais comme un levier stratégique de développement économique, un facteur essentiel de cohésion sociale et un socle de paix durable en Côte d’Ivoire. Elle s’exprimait au Parc des expositions d’Abidjan, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 16e édition du Salon international du livre d’Abidjan (SILA), en présence du président de la République, Alassane Ouattara, qui a également visité les stands d’exposition.
Saluant la vision du chef de l’État, la ministre a souligné que le choix de placer la culture au cœur de l’action publique constitue une orientation forte, capable d’éduquer, d’élever et de rassembler les populations. Selon elle, sous l’impulsion présidentielle, la culture est devenue un véritable instrument de transformation nationale, favorisé par une paix consolidée qui nourrit les talents, les imaginaires et les ambitions.
Françoise Remarck a exprimé la reconnaissance de l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre envers les autorités ivoiriennes pour les efforts déployés en faveur du secteur culturel, réaffirmant leur engagement à contribuer à l’édification d’une Côte d’Ivoire toujours plus rayonnante.
Elle a également adressé ses remerciements aux hautes personnalités présentes, notamment au vice-président, au Premier ministre Robert Beugré Mambé ainsi qu’aux membres du gouvernement, pour leur implication constante dans la promotion de la culture.
Rendant hommage au Grand chancelier de l’Ordre national, Ally Coulibaly, parrain de cette 16e édition, la ministre a salué un homme de lettres au parcours inspirant, dont l’engagement continue de marquer plusieurs générations.
Françoise Remarck s’est aussi félicitée de la participation du Liban, invité d’honneur de cette édition, présenté comme une nation de mémoire, de résilience et de culture, tout en rappelant la profondeur des liens historiques entre Abidjan et Beyrouth.
Elle a par ailleurs honoré Maurice Bandaman, ambassadeur de Côte d’Ivoire en France et auteur célébré de cette édition, récemment distingué par le Grand prix national de littérature Bernard Dadié. La ministre a salué en lui une figure incarnant la puissance de l’écriture au service de la mémoire collective et de l’identité nationale.
La ville de Bouaké, désignée ville hôte, a également été mise à l’honneur pour son engagement en faveur de la promotion du livre et de la lecture.
S’adressant particulièrement à la jeunesse autour du thème « Lire pour bâtir », Françoise Remarck a insisté sur le rôle fondamental de la lecture dans la construction individuelle et collective : « Lire, c’est se construire. Un enfant qui lit devient un adulte qui pense », a-t-elle déclaré.
De son côté, le commissaire général du SILA, Anges Félix N’Dakpri, a salué l’évolution remarquable du salon sous l’impulsion du président Alassane Ouattara. Selon lui, l’événement est passé d’un simple espace commercial à un véritable carrefour de l’intelligence africaine, où la littérature ivoirienne dialogue désormais avec le monde.
Il a particulièrement souligné la portée symbolique de la présence du chef de l’État à cette ouverture, après sa première visite en 2024, y voyant une preuve d’attachement profond à la culture et au savoir.
Pour Anges Félix N’Dakpri, la vision présidentielle consacre la culture comme pilier fondamental du développement national : « Si les infrastructures bâtissent le corps d’une nation, la culture et le livre en constituent l’âme », a-t-il affirmé.
Placée sous le parrainage du Grand chancelier Ally Coulibaly, cette 16e édition du SILA se poursuit jusqu’au samedi 2 mai 2026, avec l’ambition de faire du livre un instrument majeur de transmission, de réflexion et de construction nationale.
Ljp
