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Burkina Faso : interdiction de prêche et suspension d’une association religieuse dans un contexte de renforcement du cadre des libertés religieuses

ByÉquipe LeJourPile

Juin 24, 2026

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Le gouvernement burkinabè a annoncé l’interdiction d’activités de prédication pour deux responsables religieux, ainsi que la suspension pour trois mois renouvelables d’une association confessionnelle, invoquant la nécessité de préserver la cohésion sociale et de prévenir les dérives religieuses, dans un contexte marqué par l’adoption récente d’une nouvelle loi sur les libertés religieuses.

Deux prédicateurs interdits d’activités sur tout le territoire

Dans deux arrêtés distincts, les autorités ont interdit toute activité de prêche, de prédication et d’enseignement religieux à Omar Sankara, 41 ans, et Idrissa Sawadogo, 53 ans. Les deux hommes sont accusés de tenir des propos jugés « radicaux » et susceptibles de porter atteinte au vivre-ensemble et à la stabilité sociale.

Ces mesures s’appliquent sur l’ensemble du territoire national et leur suivi a été confié à la Direction générale des affaires religieuses, coutumières et traditionnelles (DGARCT).

Une association confessionnelle suspendue

Par ailleurs, une troisième décision administrative suspend pour trois mois renouvelables l’association religieuse « Tabernacle des fils du Royaume du Saint-Esprit », reconnue officiellement depuis mai 2020.

Les autorités évoquent notamment des irrégularités liées au non-renouvellement de ses organes dirigeants, mais également des soupçons de dépravation des mœurs et de blanchiment de capitaux, sans davantage de précisions à ce stade.

Un cadre légal en mutation

Ces décisions interviennent quelques jours après l’adoption par l’Assemblée législative de transition d’une nouvelle loi encadrant les libertés religieuses. Le gouvernement affirme que ce texte vise à prévenir les dérives dans l’exercice du culte, à lutter contre les discours extrémistes et à renforcer la cohésion nationale dans un contexte sécuritaire sensible.

Déjà début juin, deux organisations islamiques avaient été suspendues pour des manquements similaires, confirmant une série de mesures de contrôle renforcé du secteur religieux.

Entre régulation et préservation de la stabilité sociale

Les autorités burkinabè indiquent que ces actions s’inscrivent dans une démarche globale de régulation des activités religieuses, tout en réaffirmant leur attachement au principe de laïcité et à la protection de l’ordre public.

Ljp