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La présidente du Sénat de Côte d’Ivoire, Kandia Camara, a appelé mercredi 24 juin 2026 à Tanger, au Maroc, à la mise en place d’une gouvernance territoriale intégrée, participative et partenariale pour relever les défis liés aux inégalités territoriales et favoriser un développement plus inclusif.
S’exprimant lors d’un panel de haut niveau organisé dans le cadre du 8ᵉ Congrès et Sommet mondial des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), consacré au thème « Inégalités territoriales dans un contexte mondial en mutation », la présidente du Sénat a souligné l’urgence d’adopter de nouvelles approches de gouvernance face aux profondes transformations économiques, sociales et environnementales qui affectent les territoires.
Une réponse globale aux défis des territoires
Intervenant également en sa qualité de maire de la commune d’Abobo, Kandia Camara a estimé que les défis liés à l’urbanisation accélérée, à l’accès au logement, aux services publics, à l’emploi et à l’inclusion sociale nécessitent des réponses coordonnées et durables.
Selon elle, une gouvernance territoriale efficace doit agir simultanément sur plusieurs leviers essentiels, notamment les infrastructures, l’assainissement, la mobilité urbaine, la sécurité, l’emploi des jeunes ainsi que les équipements sociaux de base.
Elle a également insisté sur la nécessité d’associer davantage les citoyens aux processus de décision afin que les politiques publiques répondent réellement aux besoins exprimés par les populations.
Le partenariat comme moteur du développement local
Pour la présidente du Sénat, la réduction durable des inégalités passe aussi par une mobilisation conjointe des États, des collectivités territoriales, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que de la société civile.
Elle a défendu une approche fondée sur la proximité et l’écoute des populations, estimant que les collectivités locales occupent une place stratégique dans la construction de territoires plus équilibrés et résilients.
L’exemple d’Abobo mis en avant
S’appuyant sur son expérience à la tête de la commune d’Abobo, Kandia Camara a présenté les initiatives engagées pour améliorer le cadre de vie des habitants à travers le développement des infrastructures, l’extension des services sociaux de base, le renforcement de l’inclusion économique et sociale ainsi qu’une gouvernance reposant sur le dialogue permanent avec les citoyens.
Selon elle, cette démarche a permis d’enregistrer des progrès notables dans plusieurs secteurs et s’inscrit dans l’ambition de faire d’Abobo une commune moderne, attractive et solidaire.
Une vision alignée sur les priorités du Sénat ivoirien
Cette participation au Sommet mondial des Cités et Gouvernements Locaux Unis s’inscrit dans la continuité des initiatives portées par le Sénat ivoirien en faveur du développement territorial et de la décentralisation.
Elle prolonge notamment les réflexions engagées lors du Symposium international sur les collectivités territoriales organisé à Yamoussoukro en mars 2026, dont les recommandations plaident pour un renforcement du rôle des collectivités locales dans la promotion d’un développement équilibré et durable à l’échelle nationale.
Ljp
