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La Confédération des États du Sahel (AES) franchit une nouvelle étape dans son processus d’intégration institutionnelle. À l’issue d’une audience accordée lundi par le président en exercice de la Confédération, le capitaine Ibrahim Traoré, les présidents des parlements du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont annoncé la désignation prochaine des députés appelés à siéger au futur Parlement confédéral.
Réunis à Ouagadougou, les responsables des organes législatifs des trois pays ont échangé avec le chef de l’État burkinabè afin de recueillir ses orientations avant le lancement des travaux consacrés à l’installation de cette nouvelle institution, appelée à renforcer l’architecture politique de l’AES.
Porte-parole de la délégation, le président de l’Assemblée législative de Transition (ALT) du Burkina Faso, Ousmane Bougouma, a indiqué que le processus entre désormais dans sa phase opérationnelle.
Il a rappelé que les textes fondateurs du Parlement confédéral avaient été élaborés lors de la réunion des présidents des parlements de l’AES, tenue à Ouagadougou les 18 et 19 septembre 2025, avant d’être validés par la Conférence des chefs d’État de la Confédération le 23 décembre 2025 à Bamako.
« Nous venons d’obtenir le feu vert du président en exercice de la Confédération pour accélérer la mise en place de cette institution. Dans les prochains jours, nous procéderons à la désignation des députés avant de convoquer la session inaugurale dans les meilleurs délais », a déclaré Dr Bougouma.
Selon lui, cette future assemblée permettra de renforcer la représentation des populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger au sein des institutions confédérales. Elle sera notamment chargée d’exercer un contrôle sur les organes de la Confédération, de suivre la mise en œuvre des politiques communes, de relayer les préoccupations des citoyens et de contribuer au renforcement de l’intégration entre les trois États.
La création du Parlement confédéral constitue une nouvelle étape dans la consolidation institutionnelle de l’Alliance des États du Sahel, qui poursuit la mise en place de ses organes communs afin de renforcer la coopération politique, sécuritaire et économique entre ses membres. Cette future institution est appelée à jouer un rôle central dans le fonctionnement de la Confédération et dans la promotion d’une gouvernance davantage intégrée au service des populations sahéliennes.
Ljp
