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La Côte d’Ivoire accélère sa stratégie de développement énergétique. En marge du Groupe consultatif consacré au financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030, le gouvernement ivoirien, le Groupe de la Banque mondiale et ENI Côte d’Ivoire ont signé, le mercredi 8 juillet 2026, un Mémorandum d’Intention (MoI) tripartite pour l’élaboration du Plan Directeur des infrastructures de transport et de traitement du gaz naturel, baptisé Gas Master Plan.
Cette initiative marque une étape décisive dans la valorisation des importantes découvertes gazières réalisées ces dernières années en Côte d’Ivoire. Elle vise à doter le pays d’une feuille de route stratégique pour développer les infrastructures nécessaires à l’exploitation, au transport, au stockage et à la distribution du gaz naturel.
Un partenariat stratégique au service de la transition énergétique
Le mémorandum a été signé par le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa, avec le concours du Groupe de la Banque mondiale et d’Eni Côte d’Ivoire.
Dans ce partenariat, l’État ivoirien assure la coordination stratégique du projet, ENI met à disposition son expertise internationale dans le secteur gazier, tandis que la Banque mondiale apporte un soutien technique et financier à travers son projet PRIME-GAS.
L’institution de Bretton Woods concentrera son intervention sur les infrastructures dites midstream et downstream, notamment les réseaux de transport, les capacités de stockage ainsi que les systèmes de distribution du gaz naturel.
« Notre appui technique pour le futur Plan Directeur Gazier vise à doter le pays d’une feuille de route rigoureuse pour développer les infrastructures de transport et de distribution nécessaires », a déclaré Ousmane Diagana.
Faire du gaz un moteur de l’industrialisation
Pour le ministre Mamadou Sangafowa, le développement du Gas Master Plan permettra de mieux exploiter les ressources gazières nationales afin de soutenir durablement la croissance économique.
Selon lui, la valorisation du gaz naturel contribuera à renforcer la production d’électricité, accélérer l’industrialisation, améliorer la compétitivité de l’économie ivoirienne et consolider le positionnement de la Côte d’Ivoire comme hub énergétique régional. Le projet prévoit également la mise en place d’un environnement réglementaire favorable à l’investissement privé.
875 millions de dollars supplémentaires pour soutenir le PND 2026-2030
La journée a également été marquée par la signature de cinq accords de financement d’un montant global de 875 millions de dollars, soit environ 525 milliards de FCFA, par le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly.
Ces accords, conclus avec la Banque mondiale, ont été portés par Marie-Chantal Uwanyiligira. Bouclés en seulement quatre mois, ils financeront plusieurs projets prioritaires du PND 2026-2030.
Les ressources mobilisées serviront notamment à renforcer les compétences et l’employabilité des jeunes, développer le capital humain, soutenir les collectivités locales et favoriser l’intégration régionale des marchés de l’électricité grâce au développement du secteur gazier.
Le ministre Adama Coulibaly a assuré que ces financements feront l’objet d’un suivi rigoureux afin de garantir une utilisation efficace des ressources et un impact concret sur les conditions de vie des populations.
Plus de 17 milliards de dollars mobilisés pour accompagner le développement de la Côte d’Ivoire
Au-delà de ces nouveaux accords, la Banque mondiale a confirmé un engagement global supérieur à 17 milliards de dollars américains en faveur de la Côte d’Ivoire dans le cadre du PND 2026-2030.
Cette enveloppe comprend 10 milliards de dollars mobilisés par la Banque mondiale via la BIRD et l’IDA, 5 milliards de dollars apportés par la SFI et 2 milliards de dollars garantis par la MIGA.
À travers cette double signature, le Groupe de la Banque mondiale réaffirme sa volonté d’accompagner la Côte d’Ivoire aussi bien dans le financement de ses projets structurants que dans la modernisation de ses infrastructures énergétiques. Avec le lancement du Gas Master Plan, le pays entend désormais transformer son potentiel gazier en un puissant levier de croissance, d’industrialisation et d’intégration énergétique en Afrique de l’Ouest.
Loba Christo
