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Le président du COJEP, Charles Blé Goudé, a décidé de clarifier sa démarche. Ce pour avoir été critiqué par une partie de l’opposition après sa participation aux festivités marquant le 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, Dans une déclaration vidéo, il a revendiqué une participation guidée, selon lui, par son attachement aux principes républicains et à l’unité nationale.
Présent à la tribune officielle lors du défilé du 7 août, Charles Blé Goudé estime que la célébration de la fête nationale constitue un moment particulier de rassemblement des Ivoiriens.
« J’estime qu’il faut aller à l’indépendance de la Côte d’Ivoire. C’est le seul moment où on a l’unité de la nation. C’est la nation qui est en jeu », a-t-il expliqué.
Le président du COJEP rejette ainsi les accusations de « trahison » formulées contre lui par certains acteurs de l’opposition. Il rappelle qu’aucune consigne commune n’avait été arrêtée par les partis opposés au pouvoir concernant leur participation aux festivités. Chaque formation politique ayant été invitée, il estime que chacune était libre de déterminer sa position.
Il cite notamment la participation du PDCI à certaines activités officielles, tout en soulignant que d’autres responsables de l’opposition ont choisi de célébrer la fête nationale dans leurs régions respectives.
Charles Blé Goudé a également profité de cette sortie pour répondre aux critiques provenant de militants proches de Guillaume Soro. À ceux qui l’accusent de trahison, il affirme ne partager « aucun accord », « aucun idéal » ni « aucun projet de société » avec l’ancien Premier ministre et son camp.
L’ancien leader des Jeunes patriotes revendique une ligne politique distincte, fondée sur la compétition électorale. « Vous êtes les partisans des armes, moi, je suis le partisan des urnes. C’est différent. Vous et moi, nous sommes comme l’huile et l’eau, on ne se mélange pas », a-t-il déclaré.
Cette mise au point intervient dans un contexte d’opposition plurielle en Côte d’Ivoire, où les stratégies et les positions des différentes formations divergent sur les rapports avec le pouvoir et sur les moyens de conquérir le pouvoir politique.
Sonia Coulibaly
