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Bénin : Patrice Talon revient au premier plan institutionnel comme premier président du Sénat

ByÉquipe LeJourPile

Août 6, 2026

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Quelques mois après avoir quitté la présidence de la République, Patrice Talon retrouve une nouvelle responsabilité au sommet de l’État béninois. L’ancien chef de l’État a été élu, jeudi 6 août 2026, premier président du Sénat du Bénin, à l’issue de la mise en place du bureau de cette nouvelle institution créée par la réforme constitutionnelle de décembre 2025.

Cette élection marque une étape importante dans l’évolution du système politique béninois, désormais organisé autour d’un Parlement bicaméral composé de l’Assemblée nationale et du Sénat. Installée officiellement le 30 juillet dernier, la chambre haute a pu désigner ses organes dirigeants après la validation de son règlement intérieur par la Cour constitutionnelle, intervenue le 3 août.

Patrice Talon prend ainsi la tête de la première équipe dirigeante du Sénat béninois pour un mandat de cinq ans. Il sera accompagné de Louis Vlavonou, ancien président de l’Assemblée nationale, élu vice-président, et d’Alassane Séïdou, nommé rapporteur.

Selon les dispositions de l’article 113-5 de la Constitution béninoise, la présidence et la vice-présidence du Sénat sont réservées aux membres de droit de l’institution. Cette catégorie comprend notamment les anciens présidents de la République, les anciens présidents de l’Assemblée nationale et les anciens présidents de la Cour constitutionnelle.

Arrivé au pouvoir en 2016, Patrice Talon a dirigé le Bénin pendant deux mandats consécutifs avant de céder le fauteuil présidentiel en avril 2026, conformément à la limitation constitutionnelle des mandats. Durant son second mandat, il a notamment porté la réforme constitutionnelle ayant instauré le bicamérisme et donné naissance au Sénat.

Son accession à la tête de cette nouvelle institution intervient dans un contexte politique marqué également par le retour de Thomas Boni Yayi au sein du jeu institutionnel. L’ancien président béninois, qui avait initialement refusé de siéger au Sénat, a finalement annoncé le 22 juillet sa décision d’exercer son mandat de sénateur, évoquant la nécessité de participer au dialogue et à la concertation nationale.

Avec l’installation de son bureau, le Sénat béninois dispose désormais de ses premiers responsables et entre pleinement dans sa mission institutionnelle. Cette chambre haute devra notamment contribuer au débat législatif et renforcer les mécanismes de représentation au sein du nouveau modèle parlementaire du pays.

Ljp