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Aviation civile : l’ANACIM mise sur le numérique pour renforcer la supervision de la sécurité

ByÉquipe LeJourPile

Sep 9, 2026

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À l’heure où l’aviation civile évolue rapidement sous l’effet des nouvelles technologies et de la complexification des opérations, la transformation numérique apparaît comme un levier stratégique pour améliorer la surveillance et renforcer la sécurité aérienne. C’est autour de cet enjeu que s’est tenu mercredi un webinaire sous-régional consacré aux « Outils numériques pour la supervision de la sécurité de l’aviation civile ».

La rencontre a réuni plusieurs Autorités de l’aviation civile, des organisations régionales et internationales ainsi que des experts et professionnels du secteur.

À l’ouverture des travaux, le Directeur général de l’ANACIM, Dr Diaga Basse, a réaffirmé l’engagement de l’Agence en faveur d’une supervision plus moderne, plus efficace et davantage fondée sur les données. Selon lui, l’évolution de l’environnement aéronautique impose aux autorités d’adapter leurs méthodes et de renforcer continuellement leurs capacités de surveillance.

La digitalisation offre notamment la possibilité de disposer d’informations plus fiables et actualisées, d’améliorer la traçabilité des opérations de contrôle, de réduire les délais de traitement et d’optimiser les ressources.

« Le numérique ne doit pas être considéré comme une finalité en soi, mais comme un outil au service d’une supervision plus efficace, plus cohérente et davantage orientée vers la prévention et la gestion des risques », a rappelé en substance le Directeur général.

Cette orientation est déjà engagée au sein de l’ANACIM à travers la modernisation et la dématérialisation progressive de plusieurs processus. Sont notamment concernés la gestion des licences et qualifications du personnel aéronautique, le suivi de la navigabilité ainsi que la collecte et l’analyse des données relatives à la sécurité.

La coopération régionale au cœur de la démarche

Pour l’ANACIM, la transformation numérique ne peut toutefois être envisagée uniquement à l’échelle nationale. L’interconnexion des systèmes aéronautiques et le caractère transfrontalier des opérations rendent indispensable une coopération renforcée entre les différentes Autorités de l’aviation civile.

Dr Diaga Basse a ainsi salué l’appui technique de l’Unité Régionale de Supervision de la Sécurité et de la Sûreté de l’Aviation Civile de l’UEMOA (URSAC-UEMOA) dans l’organisation de cette initiative.

L’objectif est notamment de favoriser le partage d’expériences, l’harmonisation des pratiques, l’interopérabilité des systèmes d’information et le renforcement des capacités des administrations de la sous-région.

Modéré par Papa Dibocor Sène, directeur de la navigation aérienne et des aérodromes de l’ANACIM, le webinaire a également permis à Tchaa TCHAMDJA, Tcho Sylvère ANOUAN et Moustapha DIOP de partager leurs expertises sur l’utilisation des outils numériques dans les processus d’inspection, de surveillance et de gestion des données de sécurité.

Au-delà de la technologie, l’ANACIM insiste sur l’importance de la formation des personnels, de l’adaptation des processus et de l’émergence d’une véritable culture de la donnée.

L’ambition est ainsi de passer progressivement d’une supervision principalement administrative à une approche plus proactive, davantage fondée sur l’analyse des risques et l’anticipation.

Pour les acteurs de l’aviation civile, le défi est désormais de transformer les données en décisions et les technologies en véritables instruments de prévention.

Une évolution présentée comme essentielle pour construire une aviation civile africaine plus sûre, plus résiliente et mieux préparée aux défis à venir.

Ljp

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