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Le PPA-CI hausse le ton après le placement sous mandat de dépôt de Justin Koné Katinan. Le parti de Laurent Gbagbo dénonce un « harcèlement » visant ses cadres et qualifie la procédure de « terrorisme judiciaire ».
Une information judiciaire a été ouverte contre le 4e vice-président du PPA-CI, également ancien ministre du Budget. Il est notamment poursuivi, selon les chefs retenus dans la procédure, pour des faits qualifiés d’« actes terroristes », d’« attentat et complot contre l’autorité de l’État » et de « participation à un mouvement insurrectionnel ».
Le dossier fait suite à une plainte déposée le 7 septembre 2026 par le RHDP. La plainte portait notamment sur des propos attribués à Katinan Koné concernant l’orpaillage illégal, avec des qualifications telles que diffamation, injure par le biais d’un système d’information et diffusion de fausses nouvelles.
Mais après son audition, le dossier s’est élargi aux événements liés à la présidentielle d’octobre 2025. Le PPA-CI dénonce une évolution qu’il juge disproportionnée.
« En l’espace d’une audition, le chef d’accusation a totalement changé », affirme la direction du parti, qui cite également des poursuites pour « apologie de crimes de meurtre liés aux événements électoraux de 2025 ».
Le parti de Laurent Gbagbo estime que ses principaux responsables sont désormais sous pression et va jusqu’à soutenir que les poursuites visant ses cadres pourraient, selon lui, avoir pour objectif de neutraliser son référent politique.
Face à cette situation, le PPA-CI exige la libération de Justin Koné Katinan et des autres personnes qu’il considère comme des prisonniers politiques.
La direction appelle par ailleurs ses militants, ses militantes et « tous les démocrates » à se tenir prêts à une « résistance pacifique mais farouche à l’arbitraire ».
Une réunion d’urgence doit permettre au parti d’arrêter sa conduite à tenir dans cette nouvelle séquence judiciaire et politique.
Ljp
