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Affaire Katinan Koné : le PPA-CI durcit le ton et dénonce une procédure politique

ByÉquipe LeJourPile

Sep 11, 2026

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Le contentieux autour de Justin Katinan Koné prend une nouvelle dimension politique. Le PPA-CI, parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, exige l’« arrêt immédiat, total et sans condition » des procédures engagées contre son 4e vice-président, convoqué par les services de police à la suite de propos visant le RHDP et la question de l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire.

La position a été rendue publique par Léon Emmanuel Monnet, président exécutif du PPA-CI, lors d’une déclaration entouré notamment de Hubert Oulaye et Assoa Adou. Pour la direction du parti, les poursuites visant Katinan Koné constituent un acte d’intimidation politique et portent atteinte à la liberté d’expression de ses responsables.

Le PPA-CI considère que les propos tenus par son cadre relèvent de l’expression d’une opinion politique et de la défense du patrimoine national. Le parti estime ainsi que « dire la vérité des faits et défendre le patrimoine national » ne saurait constituer un délit.

L’affaire intervient après la convocation officielle de Justin Katinan Koné au Service des enquêtes générales de la préfecture de police d’Abidjan, mercredi 9 septembre à 10 heures. Cette démarche fait suite à son intervention du 3 septembre, lors de la 52e Tribune du PPA-CI.

À cette occasion, Katinan Koné avait prononcé une intervention particulièrement offensive consacrée à l’orpaillage en Côte d’Ivoire. Il avait notamment accusé le RHDP d’être le « parrain » de l’orpaillage illégal, établissant un lien entre le phénomène, l’ancienne rébellion et la période ouverte depuis 2011. Il avait également évoqué des questions liées à la drogue et au blanchiment d’argent.

Ces accusations ont suscité une réaction du camp présidentiel et débouché sur la procédure actuellement en cours.

Le gouvernement, lui, cherche à se tenir à distance du face-à-face. Au terme du Conseil des ministres du 9 septembre, son porte-parole, Amadou Coulibaly, a présenté la procédure comme une affaire opposant deux formations politiques, le RHDP et le PPA-CI, écartant ainsi l’idée d’une intervention directe de l’exécutif.

Pour le PPA-CI, cette explication ne suffit toutefois pas à dissiper le caractère politique qu’il attribue au dossier. Le parti promet de se mobiliser pour défendre son responsable et préserver la liberté d’expression de ses cadres.

Au-delà du cas Katinan Koné, le dossier pose une question plus large : où placer la frontière entre la liberté de critique politique et la responsabilité judiciaire lorsqu’un responsable de parti formule de graves accusations contre le pouvoir ? La réponse dépendra désormais de la procédure engagée et des qualifications juridiques effectivement retenues.

Ljp