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La crise au sein de la Fédération ivoirienne de Taekwondo (FITKD) prend une nouvelle tournure. Réuni face à la presse mercredi 23 septembre à Abidjan, le Collectif des membres statutaires (COMSFIT) a soutenu les mesures du ministère des Sports et réclamé la reprise de plusieurs assemblées générales avant le 14 octobre 2026.
Le président du collectif, Me Kouadjan Jean Marie Addé, a défendu la note ministérielle du 14 septembre, qui demande notamment la reprise de l’Assemblée générale ordinaire du 28 décembre 2025. Selon le COMSFIT, cette réunion aurait été entachée de plusieurs irrégularités portant notamment sur les convocations, les textes soumis aux membres et les modalités d’adoption de certaines décisions.
Le camp Yacé rejette les injonctions
La sortie du COMSFIT intervient alors que la direction de la FITKD conteste la position de la tutelle.
Jean-Marc Yacé et ses soutiens affirment que l’assemblée du 28 décembre 2025 s’est déroulée conformément aux textes fédéraux. Réunis quelques jours plus tôt avec des maîtres de salle, ils ont également réaffirmé leur soutien au président de la fédération et leur opposition aux injonctions ministérielles.
Le dossier reste d’autant plus disputé qu’un rapport d’enquête réalisé dans le cadre d’une procédure impliquant la World Taekwondo avait conclu à la régularité substantielle de l’AG de décembre, tout en recommandant notamment un audit financier et une mise en cohérence des textes fédéraux avec ceux des instances internationales.
Le COMSFIT fixe ses exigences
Pour sortir de la crise, le collectif réclame la reprise des assemblées générales des exercices 2024 et 2025, ainsi que la tenue d’une assemblée générale extraordinaire consacrée à la révision des textes.
Il demande également l’installation officielle des commissaires aux comptes et la mise en conformité des textes avant l’Assemblée générale élective annoncée pour la fin de l’année.
Le COMSFIT prévoit enfin de solliciter une audience auprès du ministre des Sports pour présenter ses propositions.
À moins d’un mois de l’échéance du 14 octobre, la FITKD reste donc confrontée à deux lectures opposées de sa gouvernance et de la régularité de ses instances.
