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Le Burkina Faso prendra la parole au nom de la Confédération des États du Sahel (AES) lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. Assurant cette année la présidence de l’organisation qui réunit le Burkina Faso, le Mali et le Niger, Ouagadougou sera chargé de présenter la position commune des trois États à la tribune de l’ONU.
L’annonce a été faite par le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, en marge de l’Assemblée générale. Selon le chef de la diplomatie nigérienne, Niamey adhère pleinement au discours qui sera porté au nom de la Confédération.
Une voix commune depuis 2023
Le ministre nigérien a rappelé que les trois pays sahéliens défendent depuis 2023 une ligne commune dans les instances internationales. Lors de la première participation du Niger à l’Assemblée générale après la création de l’AES, Niamey avait notamment demandé à ses partenaires de porter son message, faute d’avoir pu intervenir directement.
Cette coordination s’est poursuivie lors des éditions 2024 et 2025, avec un discours commun au nom de l’espace confédéral.
Cette année, la présidence burkinabè doit donc assurer cette représentation. Pour Bakary Yaou Sangaré, cette tribune doit notamment permettre aux trois pays de présenter leur propre lecture de la situation dans l’espace sahélien et de mettre en avant les réalisations revendiquées par l’AES.
Les diplomaties des trois pays accordent leurs positions
En amont des travaux de l’Assemblée générale, les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ainsi que leurs chefs de missions diplomatiques à Washington et New York, se sont réunis dimanche.
Les échanges ont porté sur le programme de la semaine et sur les principaux messages devant accompagner les interventions des délégations des trois États.
Un événement parallèle consacré à la Confédération des États du Sahel est également prévu en présence des chefs de diplomatie des pays membres.
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a pour sa part placé cette participation sous le signe de la consolidation de l’AES.
Une confédération née dans le contexte du retrait de la Cédéao
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont créé l’Alliance des États du Sahel (AES) en 2023. Les trois pays ont ensuite transformé cette alliance en confédération en juillet 2024, après avoir engagé leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
La prise de parole du Burkina Faso à l’ONU constitue ainsi une nouvelle étape de leur stratégie de représentation commune sur la scène internationale.
Ljp
