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Café-cacao : le Conseil du café-cacao veut accélérer la transformation des coopératives du Guémon et du Cavally

ByÉquipe LeJourPile

Sep 25, 2026

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Comment rendre les coopératives de la filière café-cacao plus solides, mieux structurées et capables de créer davantage de valeur ? C’est l’un des enjeux mis en lumière jeudi 24 septembre 2026 à Guiglo, lors de la restitution de l’étude diagnostique et de catégorisation de 339 sociétés coopératives relevant des régions du Guémon et du Cavally.

Réalisée à la demande du Conseil du café-cacao, l’étude devait permettre d’évaluer le niveau d’organisation des structures et d’identifier les besoins nécessaires à leur professionnalisation.

Des progrès encore nécessaires

Présentant les conclusions du diagnostic, le directeur chargé des projets et du suivi-évaluation au Conseil du café-cacao, Dr Bongué Mamadou, a estimé que les résultats révélaient un important travail à accomplir.

Peu de coopératives répondraient actuellement aux critères de professionnalisation définis par le Conseil. Pour les responsables de l’institution, l’enjeu est d’amener progressivement ces organisations à dépasser le simple cadre de la collecte et de la commercialisation pour devenir de véritables entreprises capables de générer davantage de valeur.

Cette ambition s’inscrit dans l’objectif national de disposer de 350 entreprises coopératives performantes à l’horizon 2035.

Faible capacité économique et gestion financière

Le diagnostic fait ressortir deux difficultés particulièrement importantes : la faiblesse de la capacité économique des coopératives et leur maîtrise insuffisante de la gestion financière.

Ces limites peuvent également peser sur leur accès au crédit. Les établissements financiers examinent notamment la solidité économique et la qualité des documents financiers avant d’accorder des prêts.

Le Conseil du café-cacao encourage donc les dirigeants à renforcer le contrôle interne et à améliorer la production et la fiabilité de leurs états financiers.

La capacité commerciale constitue un autre défi. Dans la filière café-cacao, le seuil minimum considéré comme viable est de 1 500 tonnes commercialisées par campagne. À Guiglo, seules 17 coopératives sur 334 recensées atteindraient actuellement ce niveau.

L’exemple d’ECOOKIM

Pour illustrer les perspectives possibles, le Conseil du café-cacao a cité l’Union des sociétés coopératives Kimbé (ECOOKIM). Cette organisation faîtière a développé des activités d’exportation, investi dans des unités industrielles et diversifié ses sources de revenus.

Pour les responsables du secteur, ce type de trajectoire illustre l’évolution attendue des organisations professionnelles agricoles : passer progressivement de simples coopératives à des entreprises coopératives structurées et créatrices de valeur.

Un accompagnement selon le niveau de performance

Le diagnostic a finalement permis de classer les coopératives en trois groupes : faibles, moyennes et fortes.

Cette catégorisation doit désormais servir de base à un accompagnement différencié. Le Conseil du café-cacao prévoit notamment des actions de formation, de renforcement des capacités, de coaching, ainsi que la mise à disposition de logiciels destinés à améliorer la gestion comptable et financière.

À Guiglo, la restitution de l’étude marque ainsi le début d’une nouvelle phase : transformer les résultats du diagnostic en actions concrètes pour renforcer la compétitivité des coopératives et leur contribution au développement des territoires du Guémon et du Cavally.

Ljp