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La Commission de la CEDEAO entend faire de la donnée statistique un levier majeur de son intégration économique. C’est dans cette perspective qu’elle réunit, du 27 au 31 juillet 2026 à Dakar (Sénégal), les directeurs généraux des Instituts nationaux de la statistique (INS) de ses États membres afin de renforcer l’harmonisation des systèmes statistiques régionaux et d’améliorer la production de données fiables au service de la décision publique.
Inscrite dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique statistique de la CEDEAO, cette rencontre vise à consolider des statistiques comparables, de qualité et produites selon des normes communes pour accompagner les politiques de développement durable et accélérer l’intégration de l’espace communautaire.
Les responsables des INS examinent notamment les suites données aux recommandations de leur précédente session, le Programme de travail annuel budgétisé 2026 ainsi que plusieurs guides méthodologiques portant sur les comptes nationaux, les comptes trimestriels, les statistiques du commerce extérieur, le secteur informel, le tourisme, l’industrie et le répertoire régional des entreprises.
Ouvrant les travaux, le ministre délégué auprès du ministre sénégalais de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération, le Professeur Allé Nar Diop, a rappelé que les statistiques officielles constituent « un bien public stratégique » indispensable à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation des politiques publiques. Selon lui, leur harmonisation est un facteur déterminant pour renforcer la confiance dans les systèmes d’information des États et favoriser une intégration économique plus efficace.
Représentant le commissaire aux Affaires économiques et à l’Agriculture de la CEDEAO, le directeur par intérim de la Recherche et des Statistiques de la Commission, le Professeur Félix Fofana N’Zué, a souligné que la réussite de la Vision 2050 de l’organisation dépendra de la capacité des États à s’appuyer sur des données robustes. « La Vision 2050 devra être pilotée par les données ou alors, elle ne sera qu’une simple aspiration », a-t-il déclaré.
La session réunit également des experts régionaux et des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, l’Union africaine, AFRISTAT et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), mobilisés pour accompagner le renforcement des capacités statistiques de la région.
Ljp
