👁 11,075 vues
L’Afrobasket 2025 s’est achevé dimanche 24 août à Luanda sur une victoire éclatante de l’Angola. Portés par leur public, les Palancas Negras ont balayé le Mali (70-43) et décroché un 12ᵉ titre continental, confirmant leur suprématie sur le basketball africain.
Côté ivoirien, le bilan est amer. Attendue parmi les favoris après sa médaille d’argent en 2021, la sélection des Éléphants termine seulement à la 7ᵉ place. Un recul brutal, d’autant plus frustrant que le tournoi avait commencé sous les meilleurs auspices : trois victoires en trois matchs de poules, laissant espérer un nouveau podium. Mais le rêve s’est effondré dès les quarts de finale, face au Mali, dont la défense rugueuse a étouffé les Ivoiriens.
Pourtant, l’équipe disposait d’un noyau expérimenté, quasi identique à celui de 2021. Mais l’absence de cadres comme Stéphane Konaté (désormais membre du staff), Zouzoua (forfait sur blessure), Kébé, Alex Poythress ou encore Cédric Bah s’est faite sentir. Sur le terrain, les failles ont sauté aux yeux : maladresse au tir, pertes de balle évitables, manque d’impact aux rebonds offensifs… autant de détails fatals face à des adversaires plus disciplinés et agressifs.
Au-delà de l’aspect sportif, des dysfonctionnements organisationnels ont aussi entaché la campagne : préparation écourtée, gestion approximative des rotations, retards dans certains réglages. Autant de signaux inquiétants pour une discipline en pleine montée de popularité en Côte d’Ivoire.
Cette 7ᵉ place, vécue comme une désillusion, doit servir d’électrochoc. Les talents sont là, le potentiel aussi. Mais sans réformes profondes — tant au niveau technique qu’administratif — les ambitions resteront lettre morte. Aux dirigeants du basketball ivoirien de tirer les leçons de cet échec pour relancer une dynamique capable de répondre à l’attente grandissante des supporters.
LJP
