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Air Côte d’Ivoire–Air France : Ahoua Don-Mello relance le débat sur le partage de codes

ByÉquipe LeJourPile

Sep 30, 2026

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Après les tensions sur les fréquences de la ligne Abidjan-Paris, le partage de codes s’impose comme un nouveau point de friction. Ahoua Don-Mello dénonce un déséquilibre commercial qui, selon lui, pénalise Air Côte d’Ivoire et pose la question de la souveraineté aérienne ivoirienne.

Le bras de fer autour de la ligne Abidjan-Paris n’est pas totalement terminé. Si les discussions sur les fréquences ont évolué, un désaccord demeure sur le partage de codes entre Air France et Air Côte d’Ivoire.

Dans une analyse du dossier, Ahoua Don-Mello, vice-président de l’Alliance des BRICS, estime que cette absence de coopération commerciale constitue un frein important au développement international de la compagnie ivoirienne.

Selon les chiffres qu’il avance, Air Côte d’Ivoire enregistrerait un taux de remplissage d’environ 40 % sur cette liaison, contre plus de 80 % pour Air France.

Le marché des correspondances au cœur du débat

Le partage de codes permet à deux compagnies de commercialiser conjointement des vols et de faciliter les correspondances entre leurs réseaux. Sans cet accord, Air Côte d’Ivoire aurait davantage de difficultés à attirer les passagers qui poursuivent leur voyage vers d’autres destinations internationales.

Pour Don-Mello, cette situation entretient l’avantage des compagnies européennes sur le marché africain. Il estime que les transporteurs étrangers assurent près de 80 % du trafic aérien du continent.

Une rentabilité contestée

L’homme politique avance qu’en 2024, Air France aurait réalisé 73 milliards de FCFA de chiffre d’affaires et 62 milliards de bénéfice sur la seule ligne Abidjan-Paris. Il évoque également un tarif moyen quatre fois supérieur à celui du marché.

Ces montants sont avancés dans son analyse et nécessitent une vérification indépendante de leur périmètre comptable.

Au-delà de ces chiffres, Don-Mello dénonce un rapport de force qu’il considère défavorable au pavillon ivoirien. Il estime que l’absence de partage de codes prive Air Côte d’Ivoire d’une clientèle internationale susceptible de soutenir la rentabilité de ses opérations long-courriers.

La souveraineté aérienne en question

Pour l’opposant ivoirien, la réponse ne peut se limiter à la négociation de fréquences supplémentaires. Elle doit également passer par des alliances stratégiques africaines et une meilleure prise en compte des intérêts des compagnies du continent.

La controverse intervient alors que les perspectives de croissance du transport aérien africain suscitent de nouvelles ambitions. Pour Air Côte d’Ivoire, le défi consiste à transformer sa présence sur la ligne parisienne en véritable capacité de développement commercial, dans un environnement où les partenariats et les réseaux de correspondance jouent un rôle déterminant.

Ljp