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Anacarde : la BNI, le Conseil du coton et les transformateurs scellent une alliance pour faire de la Côte d’Ivoire le premier transformateur mondial

ByÉquipe LeJourPile

Juin 11, 2026

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En Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de valorisation locale de l’anacarde. La Banque nationale d’investissement (BNI), le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité ainsi que les transformateurs nationaux ont signé, le jeudi 11 juin 2026, à Abidjan, une convention tripartite destinée à accélérer la transformation locale de la noix de cajou et à positionner le pays comme le premier transformateur mondial du produit.

Conclu au siège de la BNI à Cocody, ce partenariat met en place un mécanisme innovant de financement et d’approvisionnement en faveur des opérateurs nationaux. Selon les termes de l’accord, le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité garantira 20 % des besoins en noix brutes des transformateurs, tandis que la BNI financera les 80 % restants, aussi bien pour l’acquisition des matières premières que pour les opérations de transformation.

Pour le directeur général de la BNI, Youssouf Fadiga, cette initiative constitue un levier majeur pour renforcer la compétitivité de l’industrie locale. Il a souligné que le dispositif permettra d’améliorer la trésorerie des entreprises bénéficiaires, de sécuriser leurs approvisionnements et de soutenir durablement leur développement.

« Chaque tonne de noix de cajou transformée en Côte d’Ivoire génère davantage d’emplois, de valeur ajoutée, de recettes fiscales et de devises pour l’économie nationale », a-t-il affirmé, rappelant que cette opération s’inscrit pleinement dans la mission de la BNI en tant qu’instrument de financement du développement.

Le directeur général du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité, Berté Mamadou, a rappelé que la Côte d’Ivoire demeure le premier producteur mondial de noix brutes avec une production annuelle estimée à 1,5 million de tonnes. Toutefois, si près de 700 000 tonnes sont aujourd’hui transformées localement, la majeure partie de cette activité reste dominée par des groupes multinationaux.

Selon lui, les transformateurs nationaux ne représentent actuellement qu’environ 25 % des volumes transformés, contre 75 % pour les opérateurs étrangers. L’objectif du gouvernement est donc d’accroître significativement la part des entreprises ivoiriennes dans cette chaîne de valeur stratégique.

Berté Mamadou a également invité les bénéficiaires à respecter leurs engagements en matière de transformation, de commercialisation et de remboursement des financements afin de garantir la pérennité du dispositif. Il a salué l’implication de la BNI et l’adaptation de ses mécanismes de financement aux réalités des acteurs locaux.

Au nom des transformateurs, le président du Groupement des transformateurs de Côte d’Ivoire (GTCI), Kouadio Denis, a réaffirmé l’engagement du secteur privé national à tirer pleinement profit de cette opportunité pour contribuer à la réussite de la politique de transformation industrielle de l’anacarde.

À travers cette convention, les autorités ivoiriennes entendent renforcer la création de valeur sur le territoire national, générer davantage d’emplois industriels et consolider la place de la Côte d’Ivoire comme acteur incontournable de l’industrie mondiale de l’anacarde.

Solange Coulibaly