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Burkina Faso : le gouvernement et la Banque mondiale évaluent l’impact de plus de 2 500 milliards FCFA de projets sur le Plan de relance

ByÉquipe LeJourPile

Mai 22, 2026

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Le gouvernement burkinabè et le Groupe de la Banque mondiale ont lancé, vendredi à Ouagadougou, une revue conjointe des projets et programmes financés dans le pays afin d’évaluer leur contribution aux objectifs du Plan de relance du Burkina Faso.

Placée sous le thème : « Portefeuille des projets et programmes financés par la Banque mondiale au Burkina Faso : quelle contribution à l’atteinte des objectifs du Plan Relance ? », cette rencontre réunit plusieurs responsables gouvernementaux, experts techniques et représentants de l’institution financière internationale.

L’objectif affiché est d’analyser l’état d’avancement des projets en cours, d’identifier les difficultés de mise en œuvre et d’examiner les mécanismes susceptibles d’améliorer leur impact sur les populations.

Un portefeuille de plus de 4 milliards de dollars

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Hamoud Abdel Wedoud Kamil, a expliqué que cette revue annuelle vise à renforcer la coopération entre l’institution et les autorités burkinabè.

Selon lui, l’enjeu est également d’accélérer l’exécution des projets afin de répondre plus efficacement aux besoins des populations dans un contexte marqué par de nombreux défis économiques et sécuritaires.

Le portefeuille actuel financé par la Banque mondiale au Burkina Faso comprend 27 projets, dont 19 projets nationaux et huit projets régionaux.

Les engagements financiers de l’institution sont passés de 2,7 milliards de dollars en 2020 à près de 4,18 milliards de dollars aujourd’hui, soit environ 2 508 milliards de FCFA.

Des secteurs prioritaires ciblés

Les projets soutenus couvrent plusieurs secteurs stratégiques, notamment la santé, l’éducation, les infrastructures, l’énergie, la formation professionnelle ainsi que les services sociaux de base.

Au cours du précédent exercice fiscal, le portefeuille burkinabè a enregistré un taux de décaissement de 28,4 %, un niveau supérieur à la moyenne observée dans la région, selon les responsables de la Banque mondiale.

Deux nouveaux projets d’un montant total de 250,4 millions de dollars ont récemment été approuvés pour soutenir les secteurs de la santé, de l’éducation et des infrastructures.

Par ailleurs, trois autres projets évalués à près de 300 millions de dollars devraient être validés cette année dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle, de l’énergie et des services sociaux.

Des défis persistants dans l’exécution des projets

Le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Aboubacar Nacanabo, a salué l’accompagnement de la Banque mondiale dans la mise en œuvre des priorités de développement du pays.

Il a toutefois reconnu l’existence de plusieurs difficultés qui ralentissent encore l’exécution de certains projets, notamment dans un contexte national marqué par des contraintes sécuritaires et budgétaires.

Les échanges engagés durant cette revue devraient ainsi permettre aux différentes parties de définir des solutions opérationnelles afin d’améliorer l’efficacité des programmes financés et leur contribution au Plan de relance du Burkina Faso.

À travers cette initiative, les autorités burkinabè et la Banque mondiale entendent renforcer le suivi des investissements publics et accélérer la réalisation de projets jugés essentiels pour la résilience économique et sociale du pays.

Ljp