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Cacao à 1 200 FCFA : l’OIA met en garde contre la grève et appelle les producteurs au calme

ByÉquipe LeJourPile

Sep 9, 2026

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Pas de grève, pas de boycott, pas de rétention du cacao. C’est le message lancé par l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) Café-Cacao aux producteurs ivoiriens alors que la contestation monte autour du prix fixé pour la campagne 2026-2027.

Lors d’une conférence de presse mardi 8 septembre à Cocody Angré, le porte-parole de l’organisation, Obed Doua Blondé, a appelé les producteurs à privilégier le dialogue et à poursuivre leurs activités.

Le prix de 1 200 FCFA le kilogramme suscite des mécontentements chez certains producteurs, qui le jugent trop faible. L’OIA défend toutefois la décision des autorités en la replaçant dans le contexte de la chute du cours mondial du cacao.

Obed Doua Blondé rappelle notamment que le Gouvernement avait précédemment fixé le prix à 2 800 FCFA lorsque les cours internationaux le permettaient. Mais, selon lui, après un effondrement de plus de 70 % du marché mondial en cinq mois, les autorités ont maintenu le prix à 1 200 FCFA au lieu de le laisser descendre à 900 FCFA.

L’organisation met également en avant plusieurs mesures en faveur des producteurs, dont la prise en charge intégrale de la CMU et la défense du différentiel de revenu décent de 400 dollars.

« Une grève ne remplit pas le grenier. Ne cassons pas ce que nous avons construit ensemble », a lancé le porte-parole de l’OIA.

L’organisation a aussi clarifié sa position après des déclarations de son administrateur Thibaut Yoro sur le prix du café et du cacao et le système des ventes par anticipation. L’OIA précise que ces propos relevaient de sa position personnelle et n’engageaient pas officiellement l’interprofession.

Pour tenter de rapprocher les positions, l’OIA Café-Cacao annonce une tournée d’écoute, d’information et de sensibilisation dans les principales zones de production. Le lancement est prévu samedi 12 septembre à Divo.

L’organisation appelle enfin les producteurs au calme et leur demande de poursuivre normalement la production et la commercialisation, tout en respectant les dispositifs en vigueur, notamment la traçabilité et la carte du producteur.

Sonia Coulibaly

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