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Plus d’une quinzaine de patrons de presse ont signé le jeudi 6 mars 2025, une tribune, en vue de dénoncer la prolifération « des discours de haine » dans les médias et les réseaux. Il s’agit pour ces patrons de médias, à travers cette initiative, d’interpeller la conscience des journalistes. Ce, afin qu’ils ne se laissent plus entraîner, précisent-ils, dans une ‘’surenchère dangereuse’’ pour la cohésion sociale.
« Il y a une certaine complaisance des pouvoirs publics. Peut-être considèrent-ils que la cause n’est pas si grave. Alors même que les lois existent pour sanctionner de tels discours. Il nous appartient aussi de rappeler à l’État qui doit jouer son rôle de régulateur. Aussi de rappeler que l’éthique journalistique impose la rigueur, l’impartialité et le refus de toute forme d’incitation à la haine.», François Bambou, directeur de publication de l’hebdomadaire Défis Actuels. Il a indiqué que la liberté d’expression s’accompagne de responsabilité. « Il est de notre devoir de nous assurer qu’elle ne serve pas de prétexte à la fragmentation de notre société.», a-t-il défendu
Au total, 16 journalistes ont assuré que, défendre l’éthique journalistique et dénoncer les discours haineux ne signifie pas interdire les discours contradictoires. Il s estiment qu’il n’est point question selon eux, de vouloir museler des opinions dans un contexte de libre expression, comme le font entendre certains.
« Nous plaidons simplement pour un usage responsable de la parole publique. Où les arguments priment sur les invectives. Avec des médias assumant pleinement leur rôle de régulateur du débat démocratique.»,ont-ils rappelé.
Perez Epée
