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Le Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur (BURIDA), a officiellement lancé, ce mercredi 23 juillet 2025, une enquête nationale sur la reproduction par reprographie dans l’enseignement supérieur ivoirien. La cérémonie de lancement s’est tenue à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Notamment dans le cadre d’un atelier de sensibilisation sur la gestion collective des œuvres textuelles et visuelles. Un rendez-vous au cours duquel des échanges ont permis de clarifier le cadre juridique. Aussi, de partager les bonnes pratiques internationales et renforcer les capacités des différents acteurs de l’écosystème éducatif et culturel. Il a été organisé en partenariat stratégique avec l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) et la Fédération Internationale des Organisations gérant les Droits de Reproduction (IFRRO).
Dans son allocution, le directeur général du BURIDA, M. Karim Ouattara, a rappelé l’importance de faire respecter le droit d’auteur au sein de l’université, tout en veillant à ne pas entraver l’accès au savoir. « Il ne s’agit pas d’interdire, mais de réguler dans un esprit de justice sociale, où la reproduction d’œuvres bénéficie à la fois aux apprenants et aux créateurs », a indiqué le directeur général du BURIDA. Il a insisté sur la nécessité de sensibiliser les acteurs de l’enseignement à l’existence de mécanismes légaux, tels que les licences collectives, qui permettent de concilier besoins pédagogiques et respect des droits.
A l’en croire, l’enquête vise à évaluer de manière précise les pratiques de reproduction des œuvres dans les établissements d’enseignement supérieur. Notamment via la reprographie (photocopies, impressions, numérisations). Elle s’inscrit dans un vaste programme de modernisation du BURIDA. Lequel programme vise à quantifier et qualifier les copies d’œuvres protégées. Notamment celles réalisées dans les universités et grandes écoles de Côte d’Ivoire. Cette démarche a pour but d’élaborer un cadre de régulation. Celui devant permettre une utilisation équitable des contenus protégés. Ce, tout en garantissant une rémunération juste aux auteurs, éditeurs et ayants droit.
Représentant le président de l’Université FHB, Professeure Assa Rebecca, a souligné l’importance de préserver les droits des créateurs. Notamment dans un contexte où, a-t-elle signifié, les supports pédagogiques sont de plus en plus reproduits sans cadre légal. Mme Assa Rebecca, a exprimé la pleine adhésion de son institution à cette démarche.
L’événement a souligné la volonté des parties prenantes de renforcer la protection des droits des auteurs dans les milieux académiques. Il s’est tenu en présence d’acteurs clés du secteur de l’éducation. A savoir les représentants du monde universitaire, d’organisations de gestion collective des droits d’auteur et de partenaires institutionnels.
Loba Perez


