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A Abuja, au Nigeria, les ministres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en charge de la répartition des postes statutaires se sont retrouvés ce mardi à Abuja pour une rencontre cruciale de deux jours, destinée à préparer la mandature 2026-2030.
Du 7 au 8 octobre, les discussions ont porté sur la répartition des postes de responsabilité au sein des institutions régionales, dans le respect du principe de rotation et d’équité entre les 15 États membres. Cette logique, inscrite dans les textes et règlements de la CEDEAO, vise à assurer une représentation équilibrée et à renforcer la cohésion au sein de l’organisation.
Parmi les fonctions à pourvoir figurent les postes clés de la Communauté : le Président et le Vice-Président de la Commission de la CEDEAO, les Commissaires, ainsi que les juges de la Cour de justice communautaire. Les ministres doivent également proposer des candidats pour l’Auditeur général et les Directeurs généraux de deux institutions spécialisées : le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) et l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS). Chaque mandat, d’une durée de quatre ans non renouvelable, constitue le socle de l’exécutif et des organes techniques de la CEDEAO.
Les conclusions de cette réunion seront transmises à la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement, prévue en décembre, seule instance habilitée à valider officiellement la répartition et à procéder aux nominations. Cette démarche illustre la volonté des dirigeants ouest-africains de consolider une gouvernance régionale inclusive et transparente, essentielle dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, économiques et sociaux nécessitant une coopération renforcée entre les États membres.
En se réunissant à Abuja, les ministres réaffirment l’engagement de la CEDEAO envers ses principes fondateurs : intégration, solidarité et partage équitable des responsabilités. La réussite de cette rotation ne sera pas seulement une question de procédure, mais également un signal fort envoyé aux citoyens et partenaires internationaux sur la crédibilité et l’efficacité des organes communautaires. Cette préparation minutieuse vise à garantir que la mandature 2026-2030 s’ouvre sur des bases solides, avec des institutions statutairement légitimes et une gouvernance renforcée pour relever les défis régionaux à venir.
LJP
