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La huitième édition du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) débute ce samedi 3 août 2024 à Dar es-Salaam, avec en ouverture une affiche de prestige entre la Tanzanie et le Burkina Faso. Ce tournoi réservé aux joueurs évoluant dans les championnats locaux africains s’annonce particulier à plus d’un titre.
Prévue initialement en février, la compétition a été reprogrammée et coorganisée pour la première fois par trois nations : la Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya. Une configuration inédite dans l’histoire du football africain, qui marque la volonté de l’Afrique de l’Est de prendre une place plus centrale dans les grands rendez-vous sportifs du continent.
Une compétition attendue malgré des absences
Dix-neuf sélections sont en lice pour succéder au Sénégal, champion en titre. Si certaines nations maghrébines ont déclaré forfait, plusieurs prétendants de poids sont présents, notamment le Maroc, double tenant en 2018 et 2020, la RD Congo (vainqueur en 2009 et 2016), l’Algérie, le Nigeria et l’Afrique du Sud.
Le Sénégal, logé dans le groupe D, devra composer avec des adversaires solides comme le Nigeria, le Soudan et le Congo. L’Algérie, finaliste malheureuse lors de la dernière édition, figure quant à elle dans un groupe relevé comprenant l’Ouganda, la Guinée, le Niger et l’Afrique du Sud.
Le groupe A, très compétitif, mettra aux prises le coorganisateur kényan au Maroc, à la RD Congo, à la Zambie et à l’Angola. En parallèle, la Tanzanie affrontera dans le groupe B le Burkina Faso, Madagascar, la République centrafricaine et la Mauritanie.
Un enjeu stratégique pour le football africain
Le CHAN, bien au-delà du simple enjeu sportif, constitue une vitrine pour les talents locaux souvent méconnus du grand public. Il permet également d’évaluer la dynamique des championnats nationaux, et de repérer des profils prometteurs pour les clubs du continent ou d’ailleurs.
L’organisation conjointe par trois pays est un défi logistique mais aussi un message fort : celui d’une Afrique qui s’affirme, qui innove, et qui mise sur la coopération pour faire rayonner son sport. À l’heure du coup d’envoi, c’est tout un continent qui s’apprête à vibrer au rythme du football local.
L.P.
