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Le président du Comité national olympique de Côte d’Ivoire (CNO-CIV), Me George N’Goan, a fait une déclaration publique le samedi 21 mars 2026, suite aux accusations formulées par le « Groupe Solidarité », un collectif de présidents de fédérations de tennis de table, judo, boxe et rugby. Ces critiques, remontant au 11 mars 2026, pointaient du doigt des manquements lors de l’Assemblée générale (AG) de décembre 2025, un manque de transparence sur le budget 2026 de 2,1 milliards FCFA, des soupçons de clientélisme dans l’attribution des bourses olympiques, et des violations présumées des statuts du comité.
Le point sur les activités du 21 mars 2026
Lors de cette déclaration du 21 mars 2026, Me N’Goan a tenu à rappeler que le CNO-CIV n’a jamais cherché à créer de crise. Il a notamment mis en avant :
L’AG de décembre 2025 : toutes les fédérations ont été invitées, le quorum atteint et les décisions votées conformément aux statuts.
Le budget 2026 : présenté comme exceptionnel, lié aux préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar (31 octobre – 13 novembre 2026) et à la participation aux JO de Los Angeles 2028.
La sélection des bourses olympiques : encadrée par une commission incluant le ministère des Sports et la Commission des athlètes, afin d’éviter toute attribution directe par le CNO-CIV.
Me N’Goan a par ailleurs critiqué certaines pratiques internes aux fédérations accusatrices, pointant des clubs fictifs dans le collège électoral du judo, un bicéphalisme dans la boxe et des irrégularités lors de l’AG du tennis de table tenue le 10 janvier 2026.
Analyse critique : transparence vs perception
Si le CNO-CIV défend sa conformité aux statuts, plusieurs éléments soulèvent des questions :
Opacité perçue du budget : bien que présenté comme « exceptionnel », le budget de 2,1 milliards FCFA n’a pas été détaillé publiquement, ce qui nourrit le sentiment d’opacité.
Absence de communication proactive : l’opinion publique et les acteurs du sport suivent l’affaire via les réseaux sociaux, où le « Groupe Solidarité » a largement relayé ses griefs.
Gestion des bourses : le rôle du CNO-CIV dans la sélection, même via une commission, pourrait être perçu comme centralisé, renforçant la méfiance des fédérations.
Cette situation illustre un défi classique de gouvernance dans les organisations sportives : concilier contrôle des fonds, respect des procédures et perception de transparence auprès des membres et du public.
Impact médiatique et perception publique
La crise, relayée dès le 11 mars 2026 sur les réseaux sociaux et la presse sportive, a été amplifiée par la déclaration du 21 mars. Elle met en lumière l’importance du contrôle des informations et de la communication stratégique dans les institutions sportives. Le CNO-CIV doit désormais démontrer que ses décisions sont à la fois conformes aux statuts et socialement acceptables, sous peine de voir la confiance du public et des sponsors s’éroder.
Si le CNO-CIV a agi selon les procédures officielles, les critiques des fédérations révèlent que la gouvernance interne reste fragile. La mise en lumière des activités du 21 mars 2026 permet de clarifier certains points, mais le véritable test reste la transparence continue et la communication proactive sur la gestion des fonds et des bourses olympiques. L’enjeu n’est pas seulement institutionnel : il est aussi médiatique et impacte la perception du sport ivoirien au niveau national et international.
Ljp
