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Le prix du carton de poisson, passé de 22 000 à 35 000 FCFA en six mois, provoque la colère des vendeuses de Guiglo. Ce lundi 26 octobre 2026, ces commerçantes ont suspendu leurs activités pour réclamer une baisse des coûts d’approvisionnement, devenus difficiles à concilier avec leurs marges et le pouvoir d’achat de leurs clients.
Le commerce du poisson tourne au ralenti à Guiglo. Ce lundi 26 octobre 2026, des vendeuses ont décidé de suspendre leurs activités pour dénoncer l’augmentation du prix des cartons de poisson auprès des poissonneries. Réunies devant plusieurs points de vente de la ville, elles demandent une révision des tarifs afin de pouvoir poursuivre leurs activités dans des conditions économiquement viables.
Cette protestation intervient alors que des mouvements de mécontentement liés à la hausse du prix du poisson sont également signalés dans d’autres localités ivoiriennes. Pour ces commerçantes, l’augmentation des coûts d’achat réduit les bénéfices et menace la pérennité de leurs petits commerces.
13 000 FCFA de plus en six mois
Les manifestantes avancent des chiffres qui illustrent l’ampleur de leurs difficultés. Selon elles, le carton de poisson, qui coûtait 22 000 FCFA il y a six mois, se vend désormais à 35 000 FCFA. Soit une augmentation de 13 000 FCFA, correspondant à une hausse d’environ 59 %.
Cette progression oblige les vendeuses à consacrer davantage d’argent à leurs achats, alors que leur capacité à répercuter intégralement cette hausse sur les prix de vente reste limitée.
Diomandé Machami, présidente des vendeuses de poissons de Guiglo, met en avant les difficultés auxquelles ses membres sont confrontées. L’achat du carton à 35 000 FCFA auprès des poissonneries complique leur activité et les oblige à revoir leurs prix pour espérer couvrir leurs dépenses.
Vendre plus cher ou risquer de perdre de l’argent
La hausse des coûts place les commerçantes dans une situation délicate. Si elles augmentent les prix au détail, elles risquent de voir certains clients réduire leurs achats ou se tourner vers d’autres produits. Mais si elles maintiennent des prix relativement bas, leurs marges peuvent devenir insuffisantes pour couvrir les dépenses liées à leur activité.
Cette difficulté à préserver leurs revenus sans pénaliser davantage les consommateurs explique la décision de suspendre les ventes. À travers cette action, les commerçantes veulent faire entendre leurs revendications auprès des fournisseurs et des autres acteurs de la filière.
Le prix du poisson au cœur des préoccupations
Les conséquences de cette situation dépassent les seules vendeuses. Une hausse importante du prix du poisson peut également peser sur le budget alimentaire des ménages, pour lesquels ce produit constitue une source importante de nourriture.
Les commerçantes souhaitent donc que des discussions permettent d’identifier une issue durable à la crise. Elles espèrent notamment obtenir une baisse des prix d’approvisionnement, susceptible de leur permettre de poursuivre leurs activités tout en proposant des tarifs plus accessibles à leurs clients.
À Guiglo, l’enjeu est désormais de rapprocher les intérêts des commerçantes, des fournisseurs et des consommateurs, afin de limiter les effets de cette flambée des prix sur l’ensemble de la chaîne de commercialisation du poisson.
