• sam. Fév 7th, 2026

Côte d’Ivoire : la filière cocotier repositionnée au cœur du développement agricole

ByÉquipe LeJourPile

Sep 3, 2025

👁 6,866 vues

À l’occasion de la Journée Mondiale de la Noix de Coco (JMNC), célébrée chaque 2 septembre depuis 1975, la Côte d’Ivoire réaffirme son ambition de faire du cocotier un pilier de son développement agricole.

Dans une déclaration solennelle, le ministre d’État en charge de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a salué le potentiel économique et social exceptionnel de la noix de coco. Il a également annoncé des réformes majeures destinées à renforcer la compétitivité et la durabilité de la filière.

Sous le thème mondial « Révéler le potentiel de la noix de coco pour inspirer une action mondiale », cette édition 2025 revêt une importance particulière pour la Côte d’Ivoire, devenue le premier pays francophone d’Afrique à intégrer la communauté internationale de la noix de coco (ICC) le 6 décembre 2023. Cette adhésion confirme l’engagement du pays à renforcer sa place sur l’échiquier international tout en dynamisant une filière générant déjà plus de 9 milliards de FCFA de recettes annuelles, pour un potentiel estimé à 60 milliards.

« Le cocotier est l’arbre de vie. Tout est utile dans le cocotier, et son potentiel économique est immense pour nos communautés rurales, notamment dans les zones littorales », a déclaré le ministre d’État. Il a rendu hommage aux producteurs, transformateurs, exportateurs et chercheurs qui font vivre cette filière. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire produit plus de 125 000 tonnes de noix de coco par an, se plaçant au 1er rang africain des exportateurs de produits et sous-produits du cocotier.

Pour mieux exploiter ce potentiel, le gouvernement a initié une réforme majeure : l’extension des compétences du Conseil Hévéa-Palmier à Huile (CHPHC) à la filière cocotier, par ordonnance du 12 février 2025. Objectif : structurer la filière, améliorer la gouvernance, faciliter l’accès au financement et renforcer la recherche.

La Côte d’Ivoire possède également un atout scientifique unique : la collection internationale de cocotiers pour l’Afrique et l’Océan Indien, la plus riche au monde, avec 127 accessions et 57 variétés. Ce centre de ressources génétiques constitue un socle pour développer des variétés plus résilientes et adaptées aux défis climatiques.

Le ministre a lancé un appel aux jeunes, start-ups et investisseurs pour s’engager dans la production, transformation et commercialisation de l’eau de coco, de la pulpe, du coprah, de l’huile ou de la fibre. « La noix de coco est plus qu’un fruit, c’est un espoir pour des milliers de familles ivoiriennes », a-t-il insisté.

Avec ces réformes, la filière coco s’inscrit dans une vision de souveraineté alimentaire, de croissance inclusive et de valorisation locale, génératrice d’emplois et de revenus pour les populations rurales, en particulier les femmes et les jeunes.

LJP

Équipe LeJourPile