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Côte d’Ivoire : la PEC-CI réclame un dialogue inclusif face aux tensions politiques

ByÉquipe LeJourPile

Oct 21, 2026

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La Plate-Forme des 37 Organisations, Associations, ONG et Mouvements de la Société civile ivoirienne (PEC-CI) appelle le président Alassane Ouattara à prendre des mesures pour apaiser le climat sociopolitique. Dans un courrier daté du 20 octobre 2026, son président, Rémi Yao Ebrin, plaide notamment pour la fin des arrestations et convocations visant des acteurs de l’opposition, des garanties de sécurité pour les exilés ivoiriens et une réforme concertée de la Commission électorale indépendante (CEI).

Arrestations et convocations : la société civile exprime ses inquiétudes

Dans sa correspondance adressée au chef de l’État, la PEC-CI fait part de ses préoccupations face aux interpellations de cadres du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) et aux convocations de responsables et militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) devant la section antiterroriste.

Pour l’organisation, ces situations contribuent à entretenir les tensions politiques. Rémi Yao Ebrin situe leur aggravation dans le contexte de l’élection présidentielle d’octobre 2025, évoquant des décès et des arrestations de militants de l’opposition. Ces déclarations constituent les préoccupations exprimées par la PEC-CI dans son courrier.

Face à ce climat, la plateforme demande l’arrêt des arrestations et des convocations qu’elle juge préoccupantes, ainsi que des garanties officielles de sécurité en faveur des Ivoiriens vivant en exil.

La réforme électorale au centre des revendications

Au-delà des questions sécuritaires, la PEC-CI insiste sur la nécessité d’engager un dialogue inclusif autour de la réforme de l’organe chargé de l’organisation des élections. Elle estime que cette question ne devrait pas relever exclusivement du gouvernement, du Parlement ou des partis politiques.

La plateforme souhaite que les discussions associent l’ensemble des parties prenantes, notamment les autorités publiques, les formations politiques, les organisations de la société civile et les autres acteurs concernés. L’objectif affiché est de favoriser la transparence du processus électoral et de restaurer la confiance entre les différents protagonistes.

Pour étayer sa démarche, la PEC-CI rappelle avoir déployé plus de 715 observateurs indépendants, accrédités par la Commission électorale indépendante, lors des élections du 3 septembre 2022 et du 2 septembre 2023.

La PEC-CI questionne son exclusion des consultations

L’organisation déplore également ne pas avoir été associée aux consultations engagées par le ministère de l’Intérieur avec certaines organisations de la société civile. Elle s’interroge sur les critères ayant conduit à cette sélection et réclame une participation plus large des acteurs concernés aux discussions relatives à l’avenir du système électoral.

Pour la PEC-CI, une réforme durable suppose que les différentes composantes de la société puissent contribuer aux échanges, dans un cadre jugé ouvert et représentatif.

Un appel à renouer avec l’esprit du dialogue

Dans son plaidoyer, Rémi Yao Ebrin invoque l’héritage de Félix Houphouët-Boigny, notamment les valeurs de paix, de dialogue et de réconciliation. La plateforme invite ainsi le président de la République à favoriser une démarche politique susceptible de réduire les tensions et de créer les conditions d’une concertation nationale.

À travers cette interpellation, la PEC-CI met en avant trois priorités. A savoir, l’apaisement du climat politique, la protection des Ivoiriens en exil et une réforme électorale menée dans un cadre inclusif. Reste à savoir quelle suite les autorités réserveront à ces propositions.

Ljp