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Côte d’Ivoire : le gouvernement répond à Amnesty International sur la répression des manifestations

ByÉquipe LeJourPile

Oct 18, 2025

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Le gouvernement ivoirien a rejeté le  vendredi 17 octobre les critiques d’Amnesty International sur la gestion des récentes manifestations de l’opposition. Selon les autorités, le droit de manifester pacifiquement est garanti par la Constitution et les traités internationaux, mais peut être encadré pour des raisons de sécurité et d’ordre public.

Le ministre de la Justice, Jean Sansan Kambilé, rappelle qu’un arrêté préfectoral du 10 octobre interdisait toute marche publique à Abidjan le 11 octobre, en raison du climat politique tendu à l’approche de la présidentielle du 25 octobre. Le gouvernement affirme que les rassemblements tenus malgré l’interdiction ont donné lieu à des actes de violence et de dégradation, et que des enquêtes sont en cours pour déterminer les responsabilités.

Répondant directement à Amnesty, le communiqué insiste : « Il n’existe aucune interdiction générale de manifester ». Les restrictions sont temporaires et ciblées, motivées par la sécurité publique. Toutes les personnes interpellées ont bénéficié de l’assistance d’un avocat, conformément au Code de procédure pénale.

Tout en affirmant son attachement aux libertés publiques, le gouvernement appelle les acteurs politiques à la responsabilité. « Aucun développement n’est possible sans stabilité ni sécurité », souligne Jean Sansan Kambilé, insistant sur la préservation de la paix avant le scrutin présidentiel.

Cette prise de position intervient dans un contexte électoral tendu, marqué par des confrontations entre pouvoir et opposition et une attention internationale accrue sur le déroulement des élections.

LJP

Équipe LeJourPile