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Côte d’Ivoire : Les femmes du Front commun PPA-CI et PDCI élèvent la voix pour la paix et des élections inclusives

ByÉquipe LeJourPile

Sep 5, 2025

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La salle vibrait d’une tension particulière, ce vendredi 5 septembre 2025. Drapées de pagnes aux couleurs de leurs partis, les femmes du Front commun PPA-CI et PDCI se sont avancées ensemble, comme un seul corps, pour délivrer leur message. Dans leurs voix, pas de colère mais une gravité ferme : l’avenir de la Côte d’Ivoire est en jeu.

« En tant que mères, sœurs, épouses et citoyennes, nous ne pouvons plus rester silencieuses », a déclaré Mme Odette N’Zi, la voix légèrement tremblante mais déterminée. « Notre pays a assez souffert. Nous ne voulons plus que la vie de nos enfants serve de monnaie d’échange dans les calculs politiques. »

La paix comme héritage à protéger

Leurs mots, simples mais puissants, rappelaient une évidence souvent oubliée dans le tumulte électoral : la Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins. « Gouverner n’est pas diviser, exclure ou imposer par la force. Gouverner, c’est écouter son peuple et respecter les lois de la République », a poursuivi Mme N’Zi sous les applaudissements nourris de l’assemblée.

Les femmes de l’opposition ont ainsi lancé un appel vibrant à l’unité nationale, condition essentielle selon elles pour préserver la paix.

Institutions et communauté internationale interpellées

Mais leur message ne s’adressait pas qu’aux dirigeants ivoiriens. Avec une franchise rare, Mme N’Zi a interpellé la justice : « La Côte d’Ivoire ne veut plus d’une autre crise électorale née d’une décision mal à propos. »

Elle a aussi tendu le regard au-delà des frontières, appelant la France à se « racheter » en se tenant « du côté de la vérité des urnes et de la paix durable ». Elle a averti : « Ne sacrifiez plus nos vies sur l’autel des intérêts géopolitiques. »

Le poids d’une histoire encore vive

Cette sortie publique prend tout son sens dans un contexte où le Conseil constitutionnel doit trancher sur l’éligibilité des 60 candidatures provisoires, dont celles de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, radiés de la liste électorale. Dans les esprits, le spectre des crises électorales passées plane encore, ravivant les blessures et les peurs.

Des femmes en sentinelles de la démocratie

Face à ces incertitudes, les femmes du Front commun se posent en sentinelles de la démocratie et de la paix. Leur déclaration n’était pas un simple texte lu pour la forme. C’était un cri, une mise en garde, mais aussi une main tendue : « Nous voulons des élections justes et inclusives pour éviter une nouvelle fracture nationale », a martelé Mme N’Zi.

À la fin de leur déclaration, une vieille militante s’est avancée. Les yeux brillants, elle a chuchoté : « Nous ne voulons plus pleurer nos enfants. Nous voulons voter et vivre en paix. »

LJP

Équipe LeJourPile