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« Vous avez quelques agents qui marchent avec des faussaires.», a fait savoir l’artiste-chanteur Siro, du Groupe ‘’Yodé et Siro’’. Devant plusieurs responssables du Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme (MCLU), il a révélé que son terrain d’environ 600 m2 qu’il avait obtenu à Mbadon, une localité située dans la commune de Cocody, était maintenant partagé entre deux personnes. L’une des deux personnes, a-t-il précisé, serait un fonctionnaire du ministère, juriste de profession.
L’artiste Siro a fait ladite révélation le 6 mars 2025, à Abidjan. Notamment, lors d’une conférence de presse organisée par le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme. Une rencontre qui s’est tenue au siège du SIGFU, situé à la Cité administrative au Plateau autour du thème : « 𝐑é𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐢𝐭𝐢é𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐌𝐂𝐋𝐔 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐮 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐥𝐨𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 : 𝐝𝐞 𝟐𝟎𝟏𝟗 à 𝐜𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫 ».
« Je suis allé lui demander comment il se trouve qu’il possède un ACD sur mon terrain. Il m’a répondu qu’on le lui avait donné.»,a expliqué Siro. Face à cette situation qu’il a qualifiée d’injuste et préoccupante, le Zouglouman, n’a pas caché sa déception.
« À M’badon, il n’y a jamais eu de problème. Sauf avec un certain Monsieur Dahi Robert, qui détient 61 lots à lui seul. Alors qu’il n’est même pas Ebrié. Ce monsieur n’a jamais rien fait pour le village. Et c’est lui qui se retrouve sur mon terrain, avec une attestation qui n’est même pas celle du village. Mais celle d’une autre association des propriétaires terriens. », s’est indigné l’artiste, en présence des journalistes et influenceurs. Ainsi que de plusieurs directeurs au Mclu, dont du Foncier, de l’Urbanisme, des Affaires juridiques et du Domaine urbain, etc.
« Des doubles attributions surviennent lorsqu’un terrain a été cédé plusieurs fois. Sans que les acquisitions précédentes aient été formellement enregistrées auprès de l’administration. », a indiqué le Directeur de Cabinet Du Mclu dans son plan d’intervention, lors de la conférence de presse.
Aux nombre des problèmes rencontrés, il a soutenu que beaucoup de lotissements sont commercialisés avant même d’être approuvés. Ce qui, a-t-il dit, expose les acquéreurs à des risques de nullité de leur achat. Ajoutant que beaucoup de citoyens s’arrêtent à l’attestation villageoise ou à un simple acte de vente, sans jamais finaliser la procédure d’ACD.
Le Directeur de cabinet est revenu sur deux actes majeurs pris par le Ministère de la Construction, qui sont, selon lui, parmi les plus connus des usagers : l’approbation des lotissements et la procédure d’obtention de l’Arrêté de Concession Définitive (ACD). A l’en croire, trop de conflits naissent du fait que ces procédures sont méconnues ou mal comprises.
Loba Perez
