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Côte d’Ivoire : un officier de gendarmerie tué à Agboville lors d’une patrouille

ByÉquipe LeJourPile

Oct 20, 2025

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Le sous-lieutenant Daniogo Klenon Lassina, en service à l’Escadron de gendarmerie d’Agboville (Sud de la Côte d’Ivoire), a été tué dans la nuit du lundi 20 octobre 2025, au cours d’une mission de patrouille de sécurisation.

Selon un communiqué de la gendarmerie nationale, l’incident s’est produit aux environs de 04h50, sur l’axe Agboville-Azaguié, à environ 500 mètres de la localité de Grand Yapo. La patrouille, conduite par le sous-lieutenant Daniogo, « a essuyé des tirs d’arme à feu ». L’officier, atteint à l’épaule et à l’abdomen, a succombé à ses blessures sur les lieux, précise le document.

La gendarmerie nationale a annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame. Dans le même communiqué, le Commandant supérieur de la gendarmerie a adressé ses condoléances à la famille du défunt et exprimé son soutien à l’ensemble du personnel.

Ce décès intervient dans un contexte politique marqué par une campagne électorale tendue, à quelques jours de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025.

Le scrutin opposera cinq candidats, dont le président sortant Alassane Ouattara, l’ex-Première dame Simone Ehivet, Jean-Louis Billon, Ahoua Don-Mello et Henriette Lagou. Le Conseil constitutionnel a validé ces candidatures parmi les 60 dossiers déposés.

Le Front commun PPA-CI/PDCI, coalition regroupant les deux principaux partis de l’opposition, conteste la régularité du processus électoral et dénonce « l’exclusion » de leurs leaders, Laurent Gbagbo (PPA-CI) et Tidjane Thiam (PDCI). Les deux formations avaient annoncé des marches les 4 et 11 octobre, interdites par les autorités.

Un arrêté conjoint du ministère d’État, du ministère de la Défense et du ministère de l’Intérieur a, depuis, suspendu les manifestations publiques pour deux mois, à l’exception des activités électorales.

L’opposition continue de contester la candidature du président sortant, estimant qu’elle viole la Constitution, tandis que le Conseil constitutionnel rappelle que la révision de 2016 a ouvert un nouveau cycle présidentiel.

Ljp

Équipe LeJourPile