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Crise au sein de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire : l’Intersyndicale du secteur des médias de Côte d’Ivoire préconise une médiation

ByÉquipe LeJourPile

Mar 12, 2026

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Pour sortir de l’impasse qui secoue actuellement l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), l’Intersyndicale du secteur des médias de Côte d’Ivoire (ISMCI) a proposé, mercredi 11 mars 2026, la mise en place d’un comité ad’hoc de médiation. L’objectif est de favoriser un règlement interne de la crise électorale qui bloque l’organisation du 12e congrès ordinaire de l’union.

Un blocage né du report du congrès

La crise actuelle trouve son origine dans le report sine die du 12e congrès ordinaire de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire, qui devait se tenir les 13 et 14 février 2026.

Ce report est intervenu après des contestations introduites devant les tribunaux par un groupe de journalistes, entraînant une situation de blocage au sein de l’organisation professionnelle.

Pour l’Intersyndicale du secteur des médias de Côte d’Ivoire, cette crise interne nuit à l’image du journalisme ivoirien et détourne l’attention des véritables enjeux du secteur, notamment les difficultés économiques auxquelles font face les entreprises de presse.

L’Intersyndicale condamne les dérives

Dans sa prise de position, l’ISMCI a fermement condamné les poursuites judiciaires engagées entre journalistes, estimant que ces démarches fragilisent la cohésion de la profession.

L’organisation déplore également les tensions et incidents, tant physiques que verbaux, survenus lors de la dernière assemblée générale extraordinaire organisée à la Maison de la Presse d’Abidjan.

Pour l’Intersyndicale, les différends entre confrères doivent être réglés à travers le dialogue et les mécanismes internes à la profession.

Une proposition de comité de médiation

Afin de favoriser une sortie de crise durable, l’ISMCI recommande la mise en place d’un comité ad’hoc de médiation chargé de rapprocher les différentes parties.

Selon la proposition formulée, ce comité serait composé de huit membres issus des principales composantes de la corporation :

  • deux représentants du Conseil des sages ;

  • deux représentants du collectif des anciens présidents ;

  • deux représentants du Cénacle des journalistes séniors ;

  • deux représentants de l’Intersyndicale du secteur des médias de Côte d’Ivoire.

L’Intersyndicale invite toutes les parties prenantes à accepter les conclusions de ce comité afin de permettre l’organisation d’un congrès apaisé et crédible.

Un appel à repenser l’avenir du secteur

Au-delà de la résolution de la crise au sein de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire, l’ISMCI estime qu’une réflexion plus large doit être engagée sur les textes régissant l’organisation.

Elle appelle également les autorités publiques à soutenir davantage les entreprises de presse, confrontées à des difficultés économiques persistantes.

Dans ce cadre, l’Intersyndicale réitère son plaidoyer pour la mise en place d’un plan d’accompagnement économique du secteur des médias, représentant au moins 0,01 % du budget national.

Un appel à l’unité des journalistes

En conclusion, l’Intersyndicale du secteur des médias de Côte d’Ivoire exhorte l’ensemble des journalistes ivoiriens à privilégier la cohésion et le dialogue pour préserver la crédibilité de la profession.

L’organisation appelle la corporation à se rassembler autour des priorités essentielles : la défense du journalisme, l’amélioration des conditions de travail et le renforcement du rôle des médias dans la société ivoirienne.

Ljp