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Décès d’Albert Bourgi : Laurent Gbagbo salue la mémoire d’un « Africain debout »

ByÉquipe LeJourPile

Jan 10, 2026

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L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, a rendu un hommage appuyé au constitutionnaliste Albert Bourgi, décédé le 7 janvier 2026 à Paris à l’âge de 83 ans. Une disparition qui suscite une vive émotion au sein des milieux intellectuels et politiques africains.

Dès l’annonce de son décès, les réactions se sont multipliées. Figure majeure du droit constitutionnel et du socialisme en Afrique, Albert Bourgi laisse derrière lui l’image d’un juriste rigoureux et d’un penseur engagé. Pour Laurent Gbagbo, il ne s’agit pas seulement de la perte d’un intellectuel de renom, mais aussi de celle d’un ami proche et d’un compagnon de route.

Dans un message empreint de solennité et d’émotion, l’ancien chef de l’État ivoirien a salué la contribution exceptionnelle du disparu à la pensée africaine. « Albert Bourgi s’en est allé le 7 janvier 2026. C’est une perte. Une perte pour l’intelligence africaine, pour la pensée libre, pour le droit, qu’il portait avec rigueur et élégance », a-t-il écrit.

Agrégé de droit, Albert Bourgi était reconnu pour la finesse de ses analyses et son attachement constant aux valeurs démocratiques. Laurent Gbagbo le décrit comme un « intellectuel exigeant » et surtout comme un « Africain debout », engagé au service de la justice et de la souveraineté des peuples.

Au-delà de son aura académique et politique, l’ancien président ivoirien a tenu à rappeler la dimension humaine de leur relation. « Il fut pour moi un ami, un frère, un compagnon de réflexion », confie-t-il, évoquant avec nostalgie leurs échanges nourris par une vision commune de l’Afrique.

Laurent Gbagbo se souvient également du salon parisien d’Albert Bourgi, qu’il appelait affectueusement le « Centre culturel africain », un lieu de rencontres et de débats où « se croisaient les voix, les idées et les rêves de notre continent ».

Avec la disparition d’Albert Bourgi, l’Afrique perd l’un de ses esprits les plus brillants de la pensée juridique et socialiste contemporaine. Pour Laurent Gbagbo, c’est aussi une perte profondément personnelle : celle d’« un homme de cœur, un frère ». Un vide immense laissé dans le paysage intellectuel africain, tant l’empreinte du constitutionnaliste a marqué plusieurs générations.

Ljp

Équipe LeJourPile