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Dans l’écrin du Dream Espace à Cocody-Riviera, la première édition du dîner-gala de la Communauté Force au Féminin (FAF) a marqué les esprits, le 25 avril 2026. Bien plus qu’un simple rendez-vous mondain, la soirée s’est imposée comme une tribune engagée, où leadership féminin, responsabilité sociale et ambition collective se sont entremêlés dans une atmosphère à la fois solennelle et inspirante. Elle a posé les bases d’un projet plus ambitieux : faire de la force féminine une architecture de transformation sociale, économique et générationnelle.
Pensée comme une plateforme internationale de connexion, de soutien et d’impact, la FAF s’est présentée au public avec une vision claire : à l’ère du numérique, le talent seul ne suffit plus ; il faut des résultats, des réseaux et une communauté capable de faire émerger les femmes au-delà des limites sociales, culturelles et psychologiques.
Lorraine Christelle Aka : “Réussir seule n’est plus une victoire”
Portée par sa présidente fondatrice, Lorraine Christelle Aka, auteure, entrepreneure et initiatrice du projet, la FAF a affiché une ligne idéologique forte : passer du discours à l’action. « Ne pas observer, mais agir. Ne pas parler, mais construire. Ne pas promettre, mais transformer. »

À travers cette déclaration, la présidente a repositionné la force féminine loin des slogans classiques. Pour elle, il s’agit d’une réalité incarnée par la mère, l’entrepreneure, la jeune fille ambitieuse, la femme debout malgré les épreuves. Son ambition : faire de la FAF une communauté transfrontalière capable d’accompagner, connecter et élever les femmes pour qu’elles deviennent des actrices majeures du changement.
Une première édition entre émotion, ambition et affirmation
Dans une salle marquée par la présence d’entrepreneures, d’artistes, de marraines, de partenaires et de figures inspirantes, l’événement a pris des allures de manifeste collectif. La participation remarquée de l’artiste Candice, saluée pour son humilité, a renforcé cette volonté d’allier inspiration, influence et visibilité.
Mais au-delà du prestige, le message central était ailleurs : construire une communauté de femmes engagées, non pour rivaliser avec les hommes, mais pour bâtir avec eux une société plus équilibrée.
La “Cité de la Fille”, symbole d’un passage du concept au concret
Parmi les annonces majeures de la soirée, le projet “Cité de la Fille” a retenu l’attention. Initiée par la présidente et pensée comme une œuvre structurante, cette initiative illustre la volonté de la FAF de dépasser les rencontres symboliques pour investir dans des projets durables.
L’idée est simple : offrir des perspectives, des modèles et des espaces de projection aux jeunes filles africaines, dans un contexte où beaucoup restent enfermées dans des schémas limitants.
Force féminine et responsabilité sociale : un plaidoyer contre l’effacement
Les différentes interventions ont également mis en lumière une critique profonde des héritages sociaux africains, où la femme a souvent été reléguée au silence malgré son rôle central dans la naissance, l’éducation et la stabilité sociale. Dans une prise de parole particulièrement marquante, plusieurs intervenantes ont rappelé que la femme n’est pas seulement une figure familiale : elle est une matrice sociale, économique et morale.
De la gestion du foyer à l’entrepreneuriat, de l’éducation à l’innovation, la FAF défend une vision où la femme cesse d’être perçue comme un rôle secondaire pour devenir une force visible, assumée et structurante.

Une communauté, pas un événement
Plus qu’un gala, FAF 2026 aura été un signal : celui d’une génération de femmes africaines qui refuse désormais d’attendre qu’on lui fasse une place, et qui choisit de construire la sienne. La soirée a alterné prestations artistiques, témoignages inspirants, panel de haut niveau, défilé, networking et célébration. Mais son essence était ailleurs : transformer une soirée en mouvement.
Un appel lancé à toutes les femmes africaines
À Abidjan, le pari est désormais lancé : faire de la solidarité féminine non plus une idée abstraite, mais une stratégie d’impact. La FAF a voulu rappeler qu’une femme peut être célibataire, divorcée, mère, entrepreneure, artiste ou salariée, et rester une puissance de transformation. Selon ses membres, peu importe le passé, le statut matrimonial, les épreuves ou les barrières sociales, car, rien n’est terminé pour une femme qui décide de se relever.
Loba Perez
