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Gala FAF 2026 : quand la force féminine devient un levier d’impact social et de leadership lors d’un panel

ByÉquipe LeJourPile

Avr 27, 2026

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Le 25 avril 2026, le Dream Espace, situé à la Riviera dans la commune de Cocody, a vibré au rythme de l’engagement féminin à l’occasion du gala annuel de la communauté Force Au Féminin (FAF). Cet événement d’envergure, qui a rassemblé des participantes venues de plusieurs pays, s’est imposé comme un carrefour d’échanges, de réseautage et d’inspiration autour d’un thème fort : « Force féminine et responsabilité sociale ».

Moment central de la soirée, le panel animé par le journaliste-Animateur, Yeelen Keita, président de l’UNAPEP-CI, a réuni trois figures féminines engagées : la présidente fondatrice de la FAF, Lorraine Christelle Aka, Queen Prunelle Ludmilla Akpa, spécialiste des questions de genre et de leadership, et Dr Mélissa Kouamé-Dakouri, experte en développement et en propriété intellectuelle.

Dès l’ouverture des échanges, Lorraine Christelle Aka a posé les bases d’une réflexion profonde : reconnaître la force intrinsèque des femmes, mais surtout l’associer à une responsabilité sociale assumée. Pour elle, la femme n’est pas seulement actrice de changement, elle en est le pilier silencieux, celui qui soutient, organise et transforme.

Dans la même dynamique, Queen Prunelle Ludmilla Akpa a insisté sur la nécessité de mieux comprendre le lien entre leadership féminin et engagement citoyen. Elle a appelé à une prise de conscience collective, invitant les femmes africaines à sortir de l’ombre pour valoriser leur potentiel. « Les femmes doivent s’exposer davantage, devenir des modèles visibles et inspirants », a-t-elle martelé, dénonçant au passage les freins socioculturels encore persistants sur le continent.

Dr Mélissa Kouamé-Dakouri, quant à elle, a apporté une lecture plus stratégique du thème. Elle a défendu l’idée d’une force féminine fondée sur la cohésion plutôt que sur l’opposition. « La femme est un pont, une force de ralliement », a-t-elle affirmé, soulignant que le leadership féminin doit être mis au service de la société dans son ensemble. Elle a également insisté sur la nécessité pour les femmes de croire en leurs capacités et d’oser entreprendre, malgré les défis liés à la charge mentale ou aux responsabilités multiples.

Au fil des échanges, un constat s’est imposé : la femme africaine demeure confrontée à des obstacles structurels, notamment en matière de représentation dans les sphères décisionnelles. Toutefois, les intervenantes ont unanimement appelé à transformer ces contraintes en opportunités, en misant sur la solidarité féminine, le réseautage et la transmission.

Dr Mélissa Kouamé-Dakouri(au centre), a recentré le débat sur la dimension stratégique du leadership féminin.

La question de l’éducation et de l’autonomisation a également occupé une place centrale. Pour la présidente de la FAF, l’autonomie ne doit pas être confondue avec une rupture des valeurs. Elle doit au contraire s’inscrire dans une démarche responsable, équilibrée et consciente de son impact sur la famille et la société.

Autre point fort du panel : la complémentarité entre hommes et femmes. Loin de toute logique de confrontation, les panélistes ont plaidé pour une collaboration harmonieuse, où chacun apporte sa valeur ajoutée au développement collectif.

En clôture, un message fort a été adressé aux femmes : oser, s’engager et surtout croire en leur potentiel. « Là où il y a une femme, il y a transformation », a résumé Dr Mélissa Kouamé-Dakouri, rappelant le rôle fondamental de la femme comme moteur de création et de progrès.

À travers ce gala, la communauté Force Au Féminin réaffirme sa mission : bâtir un écosystème où les femmes se soutiennent, se forment et évoluent ensemble. Plus qu’un événement, cette rencontre s’inscrit comme un appel à l’action, invitant chaque femme à devenir actrice de son destin et du développement de sa communauté.

Loba Perez