• ven. Fév 27th, 2026

FIF 2026 : Diallo, Zoro, Cissé… la bataille pour la “Maison de verre” est lancée

ByÉquipe LeJourPile

Fév 26, 2026

👁 2,428 vues

À quelques mois de l’élection à la Fédération Ivoirienne de Football, les ambitions se dévoilent et les lignes commencent à bouger. Entre continuité revendiquée, promesse de rupture et appels à la refondation, trois candidats sont déjà officiellement en lice pour diriger le football ivoirien. En coulisses, d’autres noms circulent. Le scrutin d’août 2026 s’annonce comme un tournant stratégique pour le sport roi en Côte d’Ivoire.

Le compte à rebours est enclenché.

À Treichville, le siège de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), surnommé la « Maison de verre », est déjà au cœur de toutes les conversations. À quelques mois du scrutin prévu en août 2026, le paysage électoral se dessine progressivement. Les déclarations de candidature se succèdent et les états-majors s’activent.

Ce rendez-vous électoral, attendu au lendemain d’un cycle international dense pour les Éléphants, pourrait redessiner durablement la gouvernance du football ivoirien.

Idriss Diallo, le pari de la continuité

Premier candidat déclaré : le président sortant.

Élu en avril 2022 au terme d’un duel particulièrement serré à Yamoussoukro, Idriss Diallo entend briguer un nouveau mandat. En 2022, il avait devancé de justesse son rival d’alors, Sory Diabaté, dans un scrutin qui avait profondément marqué la famille du football ivoirien.

Quatre ans plus tard, le dirigeant mise sur son bilan pour convaincre.

Sous son mandat, la FIF a engagé des réformes présentées comme structurantes : modernisation des infrastructures, renforcement des mécanismes de gouvernance, amélioration de la gestion administrative et financière. L’organisation des grandes compétitions continentales et la dynamique enclenchée autour des sélections nationales constituent également des arguments que son camp met en avant.

Le message est clair : stabilité et continuité.

Pour Idriss Diallo, l’enjeu est de poursuivre les chantiers entamés afin d’accroître le rayonnement international du football ivoirien. Son expérience, son réseau institutionnel et sa connaissance des rouages de la fédération sont présentés comme des atouts décisifs dans un contexte où la gestion sportive devient de plus en plus complexe.

Mais en face, la volonté de changement s’organise.

Marc Zoro, la voix des anciens joueurs

Ancien international ivoirien, Marc Zoro s’est officiellement déclaré candidat depuis octobre 2025. Président de l’Union des footballeurs professionnels de Côte d’Ivoire (UFPCI), il incarne une candidature issue du terrain.

Son positionnement est clair : professionnaliser davantage le football ivoirien et replacer les anciens joueurs au cœur des décisions stratégiques.

En 2022, Marc Zoro avait apporté son soutien à Didier Drogba lors de la précédente bataille électorale. Aujourd’hui, il semble s’inspirer de l’esprit du projet « Renaissance » défendu à l’époque, tout en affirmant sa propre vision.

Son programme met l’accent sur la formation des jeunes, la structuration des centres académiques et le renforcement des clubs locaux. Il insiste également sur la nécessité d’une meilleure protection sociale des footballeurs et d’un encadrement plus rigoureux des carrières.

Pour ses partisans, son profil d’ancien joueur constitue une garantie de proximité avec les réalités du terrain. Pour ses détracteurs, l’enjeu sera de démontrer sa capacité à gérer une institution aussi stratégique que la FIF.

Souleymane Cissé, l’option des clubs

Troisième candidat déclaré : Souleymane Cissé, président du Racing Club d’Abidjan (RCA). Il a officialisé sa candidature le 12 février 2026.

Son diagnostic est sans concession.

Selon lui, le football local souffre d’un déficit d’attractivité et d’un manque de compétitivité. Il déplore notamment la fuite des talents vers les championnats voisins, souvent plus structurés et financièrement plus attractifs.

Son ambition : redonner de la valeur aux compétitions nationales.

Souleymane Cissé plaide pour des stades plus sécurisés, des calendriers mieux organisés et des mécanismes de financement renforcés pour les clubs. L’objectif affiché est clair : faire des championnats ivoiriens des vitrines capables de retenir les talents et d’attirer à nouveau le public.

En se positionnant comme le défenseur des clubs, il espère fédérer un électorat sensible aux difficultés du football domestique.

Le facteur Malick Toé

Si trois candidatures sont désormais officielles, le jeu pourrait encore évoluer.

Le nom de Malick Toé, actuel vice-président du Comité exécutif de la FIF, circule avec insistance. Aucune annonce formelle n’a été faite, mais son éventuelle entrée en lice pourrait rebattre les cartes.

Proche des instances dirigeantes, il représente une figure interne capable d’attirer à la fois les partisans de la continuité et ceux en quête d’un repositionnement stratégique.

Un scrutin sous haute tension

À mesure que l’échéance approche, les alliances se dessinent, les consultations s’intensifient et les clubs affûtent leurs stratégies de vote.

L’élection d’août 2026 ne se résumera pas à un simple choix de personne. Elle portera sur une orientation : consolider les acquis récents, engager une rupture plus profonde ou repenser le modèle économique du football ivoirien.

Dans les tribunes comme dans les bureaux, l’effervescence est palpable.

La « Maison de verre » n’a jamais aussi bien porté son nom : tout se voit, tout se commente, et chaque déclaration pèse. Une chose est sûre : le prochain président de la FIF héritera d’attentes immenses, à la hauteur de la passion que suscite le football en Côte d’Ivoire.

Ljp

Équipe LeJourPile