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Gouvernance de l’UNJCI : le 12e congrès, entre régulation institutionnelle et recomposition des équilibres internes

ByÉquipe LeJourPile

Mar 22, 2026

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La convocation du 12e Congrès ordinaire de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), annoncée pour le 25 mars 2026, dépasse le simple cadre statutaire. Elle s’inscrit dans un contexte de tensions révélatrices d’enjeux plus profonds liés à la gouvernance de l’organisation.

À travers cette décision, le Conseil d’administration, dirigé par Bertin N’Guessan, cherche avant tout à réaffirmer la primauté des règles institutionnelles. La référence explicite au respect des statuts et du règlement intérieur traduit une volonté de contenir des dynamiques internes perçues comme déstabilisatrices.

Un test pour la solidité des institutions internes

Le congrès apparaît comme un moment clé de régulation. En théorie, il constitue l’instance souveraine chargée de :

  • valider les candidatures ;
  • organiser le renouvellement des dirigeants ;
  • arbitrer les différends internes.

Mais dans un contexte de tensions, cette fonction régulatrice est mise à l’épreuve. La capacité des organes statutaires à s’imposer face aux contestations constitue un indicateur de la solidité institutionnelle de l’UNJCI.

Des enjeux de pouvoir sous-jacents

Au-delà des questions procédurales, les tensions actuelles traduisent des enjeux de positionnement et de contrôle de l’organisation. La désignation des dirigeants ne relève pas seulement d’un processus administratif, mais engage l’orientation stratégique de la faîtière des journalistes ivoiriens.

Ces rivalités internes peuvent être interprétées comme le reflet :

  • d’intérêts divergents au sein de la profession ;
  • de visions différentes du rôle de l’UNJCI ;
  • et, potentiellement, d’influences extérieures sur l’organisation.

Entre légitimité et crédibilité

Dans ce contexte, le congrès du 25 mars revêt une double dimension . Notamment, la légitimité, en assurant un renouvellement conforme aux textes ; la crédibilité, en démontrant la capacité de l’organisation à gérer ses propres crises.

L’appel à la responsabilité lancé par le Conseil d’administration souligne l’importance d’un consensus minimal pour éviter une fracture durable.

Une séquence décisive

Au final, ce 12e congrès constitue un moment charnière pour l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire. Sa réussite ou son échec pourrait avoir des répercussions sur :

  • la cohésion interne de l’organisation ;
  • sa légitimité auprès des professionnels des médias ;
  • et son rôle dans le paysage médiatique ivoirien.

Dans un environnement où la crédibilité des institutions professionnelles est essentielle, l’issue de cette séquence sera déterminante pour l’avenir de la faîtière.

Loba Perez