• dim. Nov 8th, 2026

Littérature : Anita Moulot fait entendre la voix des femmes confrontées à l’infertilité dans « Quand l’espoir renaît »

ByÉquipe LeJourPile

Nov 8, 2026

👁 3,196 vues

 

La Librairie Carrefour de Cocody a accueilli, le samedi 7 novembre 2026, une séance de dédicace de l’ouvrage « Quand l’espoir renaît » d’Anita Moulot. Entre témoignages, échanges littéraires et prestations poétiques, cette rencontre a placé au cœur des discussions une réalité souvent vécue dans le silence : l’infertilité et ses répercussions sur la vie des femmes et des couples.

La littérature comme espace de parole, de réflexion et de reconstruction. C’est dans cet esprit que s’est déroulée, samedi 7 novembre 2026, à la Librairie Carrefour de Cocody, à Abidjan, la séance de dédicace de « Quand l’espoir renaît », ouvrage de l’écrivaine Anita Moulot. La rencontre a réuni des acteurs du monde littéraire, des personnalités invitées et des lecteurs venus échanger autour des thèmes abordés dans cette œuvre.

De nombreuses personnalités du monde littéraire et culturel ont également honoré la rencontre de leur présence, parmi lesquelles Mme Awaba, Thierry Guédé, Boris Anselme Takoué et Tiburce Koffi. Leur participation a contribué à donner à cette dédicace une dimension d’échange et de partage autour de la création littéraire.

Au centre de cette rencontre, une question délicate, mais profondément humaine : l’infertilité. Un sujet qui dépasse la seule dimension médicale pour toucher à l’intimité des personnes, aux relations de couple, aux attentes familiales et au regard de la société.

L’infertilité, au-delà du silence et des préjugés

Dans cet ouvrage publié aux éditions Afrique Éclat, Anita Moulot explore les expériences de femmes confrontées à l’infertilité, ainsi que les blessures et les pressions sociales qui peuvent accompagner cette épreuve. Il s’agit de son deuxième livre, après « Amour interdit ». À travers dix destins de femmes d’Afrique noire, l’autrice aborde notamment l’infertilité féminine et masculine, les attentes liées à la maternité et les différentes voies par lesquelles peut se construire une famille.

Les échanges organisés autour du livre ont ainsi permis de mettre en discussion des réalités souvent difficiles à exprimer publiquement. Témoignages, réactions et interventions ont contribué à faire de la rencontre un espace de libération de la parole, où les participants ont pu confronter leurs expériences et leurs réflexions.

L’un des messages qui se dégagent de l’œuvre est que la valeur d’une femme ne saurait être réduite à sa capacité biologique à donner naissance. La maternité, la famille et l’accomplissement personnel peuvent prendre plusieurs formes, au-delà des normes et des attentes sociales.

Des interventions et des prestations poétiques chargées d’émotion

La séance a également été marquée par plusieurs interventions, notamment celles de Mme Marie-Laure, représentante de la présidente de l’AECI, de Mme Odjohou Clémence et de Mme Aka.

La poésie a occupé une place particulière dans cette rencontre grâce à la prestation de PKM. La poétesse a présenté deux textes, « Naïve » et « Mon Père », suscitant une vive émotion dans l’assistance. L’un des moments les plus touchants a été son accolade à une mère profondément émue aux larmes, illustrant la force expressive des mots et leur capacité à faire écho aux expériences personnelles.

Une œuvre qui ouvre le débat sur la maternité et la résilience

Au-delà de la présentation et de la signature de l’ouvrage, cette rencontre a permis de prolonger la réflexion sur la place accordée à l’infertilité dans les conversations familiales et sociales. En donnant une place centrale aux parcours de femmes confrontées à cette réalité, Anita Moulot invite à davantage d’écoute, de compréhension et de respect envers celles et ceux qui la traversent.

La séance de dédicace de « Quand l’espoir renaît » aura ainsi associé littérature, poésie et sensibilisation autour d’un sujet qui reste entouré de préjugés. Une rencontre où le livre n’a pas seulement servi de support à une découverte littéraire, mais aussi de point de départ à une conversation collective sur la dignité, les blessures intimes et la possibilité de retrouver l’espoir.

Loba Perez